le @Webzine des Lettres et des Symboles

Numéro 60
Octobre - Novembre - Décembre 2009

N°59

 


Ami, vous qui êtes de passage…
 
Vous êtes convié à venir visiter régulièrement notre site.
 
Vous y trouverez tous les mois de nouveaux articles sur le thème de « l’Écrit », des réflexions artistiques, des poèmes, des calligraphies et des images graphiques…

Sommaire


La Lettre de Thot (2003-2009)

Le WebZine des Lettres & des Symboles


Ce mois-ci, pour ce dernier numéro, la rédaction de La Lettre de Thot vous a concocté un « Best Of », constitué des meilleurs articles publiés ces sept dernières années !

@ vous de voir, de lire, et de faire passer !

Sommaire


J. R. R. TOLKIEN
un manuscrit perdu et des runes elfiques

« elen sila lumenn’ omentielvo »


L’histoire d’un manuscrit perdu et retrouvé est toujours chose émouvante. Mais lorsqu’il s’agit d’un manuscrit oublié de 2000 pages écrit par John Ronald Reuel Tolkien (3 janvier 1892 – 2 septembre 1973), découvert en décembre dernier dans une bibliothèque à Oxford, à l’instant même où l’on assiste au cinéma, en sortie mondiale, à la seconde partie de la trilogie du Seigneur des Anneaux, il y a de quoi être surpris !
 
Ce manuscrit disparu a été découvert par le chercheur linguiste américain Michael Drout et devrait être publié l’année prochaine. Il s’agit d’une étude philologique, traduction et commentaire que Tolkien consacra à « Beowulf », long poème anglo-saxon rédigé entre le VIIIe et le Xe siècles, constitué de plus de 3000 vers assonancés. (1) Cette saga nous laisse un témoignage unique sur l’ancien monde germanique de cette partie du Moyen Age et sur les légendes pré-chrétiennes. Le héros fabuleux Beowulf, tueur de dragons, doit lutter à mains nues contre les monstres mangeurs d’hommes, Grendel et sa mère. Devenu un roi sage et protecteur, son royaume est à nouveau menacé par une bête sanguinaire gardienne de trésor. Beowulf avec une petite armée part en chasse, protégé par un bouclier de fer fabriqué pour résister aux flammes venimeuses du dragon. Dans le combat final qui l’oppose au gigantesque reptile volant, Beowulf perd la vie mais le jeune chef Wiglaf harcèle le dragon et le tue. Ainsi s’accomplit dans les larmes et le feu la passation des pouvoirs ancestraux. (2)
 


Or selon Michael Drout « Beowulf » a très largement influencé l’œuvre de J. R. R. Tolkien et de nombreuses créatures fabuleuses composant le Seigneur des Anneaux seraient déjà mentionnées dans la saga racontant l’épopée de Beowulf. D’ailleurs de nombreux exégètes avaient déjà signalé les emprunts divers de Tolkien, tant littéraires que géographiques. Pour ne citer qu’un exemple, le fait qu’il existait une convergence certaine entre les univers uchroniques de Tolkien et la région de Hallstatt en Autriche, qui fut le berceau primitif de la civilisation celtique avait été souligné par le passé. Tolkien, en fin connaisseur des mythologies nordiques et primitives et en philologue averti, n’a cessé de puiser dans ce vivier mystérieux, mais aussi a créé autour de ce substrat, romanesque à souhait, un méta-langage recomposé dans ses moindres détails. Cette structuration d’un univers littéraire en constante amélioration passa par la mise en évidence, années après années, de cartes de géographie (3), d’arbres généalogiques, de chronologies détaillées, de langues et d’écritures inventées et calligraphiées. Car, c’est moins connu, J. R. R. Tolkien fut aussi un bon illustrateur (4) et un calligraphe attentif aux anciennes écritures. (5) Le passage de la création de langages, notamment les langues elfiques, aux alphabets imaginaires, demanda des années de travail à Tolkien qui avait à cœur de concevoir des systèmes autonomes possédant un fond étymologique et graphique historique. (6) Au bout du compte on distingue trois systèmes d’écriture (7), les Tengwar et les Cirth, utilisés dans le Seigneur des Anneaux et les Sarati. Les lettres Tengwar composent un alphabet phonétique pour l’écriture cursive des elfes et s’écrivent de gauche à droite. Les Cirth puisent leurs racines alphabétiques auprès de deux systèmes runiques, le premier conventionnel selon un Futhark de 33 signes (8), le second très largement interprété par Tolkien. Et enfin les Sarati, système d’écriture fondée sur l’utilisation de phonèmes écrits en colonnes avec un sens de lecture vertical, de haut en bas et de gauche à droite.
 
Pour Tolkien la création du langage vient affirmer et compléter l’imaginaire féerique élaboré, il accentue la narration et tourmente le récit en induisant une dimension nouvelle, énigmatiquement réelle. La calligraphie venant parachever l’œuvre.
 


«  Je suis en premier lieu un philologue et dans une moindre mesure, un calligraphe. (..) Mes intérêts les plus absorbant sont les langues elfiques, et la nomenclature basée sur elles ; et les alphabets. » (9)

Graphos ©. La Lettre de Thot no 2, Février 2003

1 - « Beowulf » a été publié pour la première fois en 1815.
 
2 - Voir, Collectif, Mythologies du monde entier , France Loisirs ed. 1995.
 
3 - C’est Christopher TolKien le fils de J. R. R. qui élabora avec l’aide de son père la cartographie de la Terre du Milieu.
 
4 - Voir, W. G. Hammond & C. Scull, J. R. R. Tolkien, artiste et illustrateur, Christian Bourgois ed. 1996.
 
5 - Voir, J. R. R. Tolkien, The letters of J. R. R. Tolkien, Carpenter ed. 1999.
 
6 - Sur les langues et les alphabets créés par Tolkien voir les articles très complets de Sébastien Bertho in Faeries, Numéro hors série consacré à Tolkien, novembre 2002. Et aussi :
http://ardalambion.fr.free.fr
http://move.to/ardalambion
http://www.multimania.com/lambendilimar
 
7 - ibid. p 113, Les Alphabets.
 
8 – Notre mémoire actuelle –latinisée- a perdu manifestement une partie importante de l’origine même de nos cultures enracinées dans les mondes celtes, même si l'origine incertaine des Runes, Nord-européenne ou Nord-italique prête encore à confusion. Les Runes, qui signifient «  écritures secrètes » , sont une part essentielle de notre patrimoine graphique occidental, ce qu’avait bien compris Tolkien. Le mot Futhark, désigne l’alphabet runique lui-même, composé de 24 signes pour l’ancien Futhark. (Le mot Futhark est composé des initiales des 6 premières lettres de cet alphabet ; Féhu, Uruz, Thurisaz, Ansuz, Raidho, Kenaz.) Deux alphabets runiques découlent de l’ancien Futhark, un alphabet de 16 signes et un alphabet de 33 signes. Pour sa part Tolkien se servit du dernier que l’on qualifie de Futhark anglo-saxon ou de Futhark frison et qui historiquement se situe dans une période s’étendant de 1050 à 1450. Cependant les Runes utilisées par Tolkien ne sont pas toutes en rapport avec les systèmes graphiques conventionnellement utilisés et l’écrivain prit de nombreuses libertés avec ces alphabets. TEG / Graphos – (voir également l’atelier prévu sur les Runes par l’association Graphos au mois de novembre 2003.)
 
9 – Citation extraite de The letters of J. R. R. Tolkien, et commentée par Sébastien Bertho, Op. Cit. p 100.
 


 
Bibliographie :
 
Vous trouverez une bibliographie exhaustive en français et en anglais sur l’œuvre de J. R. R. Tolkien dans le numéro spécial de Faeries , consacré à l’auteur du Seigneur des Anneaux, de Bilbo le Hobbit , et du Silmarillion. Numéro de novembre 2002.

 
Sites Internet consacrés à l’œuvre de Tolkien :
 
http://www.tolkien-archives.com
http://www.jrrvf.com
http://www.tolkiendil.com
 

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Jean-Claude Lamborot


Homme de savoir,
Homme de sensibilité,
Homme de Sagesse et de Foi,
Et magnifique graphiste.

C'est dans la continuation d'une tradition familiale, son père ayant été graveur sur pierre, qu'entre les deux guerres le jeune J.-C. Lamborot fit son apprentissage auprès d'un peintre disciple de Puvis de Chavannes. Habitant cette magnifique région romanisée du Beaujolais, au milieu des vignes et des joies terriennes, non loin des prestigieux exemples gravés du Musée Saint-Pierre à Lyon (à présent au Musée lapidaire gallo-romain) qui lui furent d'extraordinaires encouragements dans ce beau métier de graveur de lettres, et plus principalement à l'étude de la Quadrata, cette Capitale romaine née de la pierre.

En 1945 reprenant le Métier, il est à la restauration de la cathédrale lyonnaise, puis en 1947 à Paris, metteur au point à Notre-Dame. Tandis qu'en 1950 ce sont ses premières recherches avec Robert Blanchet.

Jean-Claude Lamborot est l'homme qui respire la foi envers le Métier, il a la finesse du jugement, la qualité de la vision, et l'harmonie tactile des formes. Quand nous le regardons travailler, nous voyons que la pierre s’humanise- les signes, leurs graphismes sont l'expression d'une pensée, d'un acte de foi -. La souplesse de la pierre sous son ciseau donne par la finesse du grain une vie intense et raffinée. Car avant même l'exécution, l'incision, il y a une recherche graphique (voire calligraphique) identique au créateur de lettres typographiques.

Jean-Claude Lamborot nous prouve qu'il est un grand dessinateur, son outil de graveur continuant sa vision de graphiste, en y ajoutant toute sa sensibilité et son émotion dans l'incision de la pierre. D'ailleurs il suffit de regarder l'œuvre prête à recevoir les rayons solaires, cette œuvre que caresse la main du lapicide comme si la vision ne suffisait pas, et que le contact manuel donnait encore plus de vie à la matière. Il suffit que nous regardions ses travaux à Saint-Georges-de-Reneins (1953) puis lors de la rénovation du Vieux Lyon, ou à Oradour-sur-Glane (1955).

Jean-Claude Lamborot, homme de la terre, de la vigne, philosophe au grand cœur, doit être pour nous un exemple de sagesse, de savoir et d'humilité. Dans ce métier de graveur de lettres, il ne suffit pas d'aligner des signes les uns à côté des autres, car chaque lettre doit être différente dans son tracé, en fonction de l'ensemble de la ligne et du texte, c'est en quoi la richesse de la composition lapidaire est chose vivante, où transparaît l'esprit et l'intelligence du praticien.

Pour le spectateur qui regarde avec attention, il y a une émotion, une grande vibration visuelle de perfection et de beauté (comme ce fut le cas en 1975 lors de l'exposition à la chapelle du grand couvent de Cavaillon).

Nous honorons tous ce charmant et talentueux compagnon et nous souhaitons qu'à travers les œuvres exposées actuellement à l'Imprimerie Nationale il y ait parmi les jeunes beaucoup de vocations pour ce beau métier qui demande des qualités de cœur, d'amour et de foi.

Notre ami Roger Druet de passage à Marseille pour un stage Graphos au mois de Juin dernier nous confiait sa tristesse suite à la disparition de notre ami commun J-C Lamborot (voir la LdT No20.) Désireux de nous faire profiter d’un de ses textes en hommage à J-C Lamborot, Roger Druet nous a fait parvenir cette préface publiée pour la première fois en 1982 à l’Imprimerie Nationale, à l’occasion de la remise du prix Maximilien Vox, décerné par Les Compagnons de Lure, en présence de J. Lang, ministre de la Culture, le 27 septembre 1982, à la salle Anisson de l’Imprimerie Nationale, texte que nous sommes heureux de proposer à nouveau, à nos lecteurs de la LdT.

TEG - Graphos, Roger Druet © la Lettre de Thot No 21, septembre 2004

À propos de Jean-Claude Lamborot, voir aussi les LdT n°42 et 50 !

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Le cassetin aux Apostrophes

Chaque métier génère son propre vocabulaire spécialisé qui aide ses membres à communiquer précisément sur des sujets qui les concernent. On découvre ainsi que la fenêtre de l'informaticien a peu de rapport avec celle du vitrier, que la hauteur d'œil du calligraphe n'inquiètera jamais un ophtalmologue…

Alors que le métier de typographe est lentement en train de perdre ses derniers représentants, que les linoptypes et autres monotypes ne se trouvent plus que dans les musées, que l'Imprimerie Nationale voit son patrimoine et son savoir-faire en grand danger d'être mis aux oubliettes (1), il était urgent de sauvegarder le vocabulaire typographique avant qu'il ne sombre lui aussi dans l'oubli. Ses mots et expressions, issu de cinq siècles de mise au point et de perfectionnement, sont le reflet de la corporation des imprimeurs et portent en eux toutes les caractéristiques du typographe.

Ils sont érudits, car tout compositeur, même le plus humble, doit savoir lire et donc en profite pour s'éduquer chaque fois qu'il compose un texte; ce sont de joyeux fêtards, car dans la chaleur des imprimeries, du plomb fondu parfois, il est nécessaire de boire beaucoup, et ce n'est pas souvent de l'eau de rivière; enfin, ils sont méfiants envers les non-typographes, car la corporation des imprimeurs a, dès le début, été fermée sur elle-même et ses secrets bien gardés.

On ne peut donc que se réjouir que soit paru, il y a quelques mois, aux éditions Horay, un petit opuscule intitulé « Chier dans le cassetin aux apostrophes » par David Alliot, ouvrage qui regroupe tout une série de termes et surtout d'expressions propres au métier de typographe, depuis « Absinthe ne vaut rien après déjeuner (L') » (qui indiquait à un ouvrier qu'un travail pénible l'attendait après une absence ou un repas) jusqu'à « Y'en a plus » (interjection du responsable du stock de caractères quand un ouvrier venait lui en demander).

Ce fascicule commence par une introduction au métier de typographe qui explique comment les livres étaient conçus puis imprimés du temps « du plomb ». Suit une rapide histoire du métier, de sa création aux XVe siècle à son remplacement par l'offset, puis par l'imprimerie tout numérique au XXIe, et donc sa quasi disparition.

Suite à cette brève introduction, sous la forme d'un dictionnaire, on trouve les mots, expressions et interjections avec bien souvent leur origine, leur sens et leur utilisation. Ces expressions reflètent toute la poésie qui peut tout de même subsister parmi ces hommes rudes au métier rude, qui devaient souvent travailler de longues heures dans des conditions pénibles, parfois sous les ordres d'une hiérarchie brutale. Par exemple, quelqu'un qui « pompait les petits clous » était habile à la composition en caractères de tout petit corps, le « paté » était l'amas de caractères formé par une page composée qui se défaisait (accidentellement ou non), aux apprentis de les trier (2) et de les ranger dans les « cassetins » appropriés. Quand à « chier dans le cassetin aux apostrophes », qui donne son titre à l'ouvrage, il faut savoir qu'il s'agit de déféquer dans le compartiment contenant les caractères « ' », et que ce caractère étant relativement rare et petit, le compartiment faisait environ trois centimètres sur deux. Quand au sens figuré de l'expression, vous le trouverez à la page 63 !

Au hasard des pages, on découvre des termes techniques toujours en vigueur, comme tous les noms désignant les parties d'un caractère (l'oeil, la panse, etc.) qui sont toujours en usage en typographie ou calligraphie et qui nous rapellent que ces deux métiers (arts ?) sont étroitements liés et portent en eux les mêmes préoccupations d'esthétique de la lettre.

Mais ces vaillant travailleurs de la lettre ne pensaient pas toujours au travail ! De temps en temps, un nouveau venu payait sa « quantesse » (abbréviation de « quand est-ce-qu'on boit ? ») ou on se faisait un petit « ala » (abbréviation de « à la santé du confrère... » chanson de typographe qui a un tantinet troublé fin août dernier la tranquilité nocturne de Saint Étienne les Orgues (3)) avant de partir en « ballade ».

Ce délicieux ouvrage se termine par quelques addenda, plus savoureux les uns que les autres, depuis la liste (hilarante) des coquilles célèbres, dont certaines sont tellement belles qu'elles me semblent relever plus de l'intention que de l'accident, jusqu'aux « Commandements du compositeur » ou à l'« Ode à la coquille » ! On trouvera également une liste de musées (dont celui de Lyon, que je vous engage vivement à visiter) ainsi qu'une bibliographie sur l'argot des typographes.

Pour vingt euros, un livre joliment mis en page sur du beau papier, passionnant, hilarant,… bref, un livre qui ne déparera pas le rayon « Typographie », sûrement déjà bien garni, de votre bibliothèque.

Pierre-François Besson © Graphos, La LdT 27, Mars 2005.

« Chier dans le cassetin aux apostrophes » par David Alliot aux éditions Horay 190 pages - 20 euros

(1) voir à ce sujet la LdT n°22 et http://www.garamonpatrimoine.com

(2) pour un témoignage vécu d'un apprenti typographe (et grand ami de la typographie), voir "L'Apprenti", un livre passionnant de Pierre Magnan aux éditions Denoël.

(3) les Rencontres de Lure organisent traditionnellement une semaine à Lurs la dernière semaine d'août. Voir http://www.rencontresdelure.org

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TOPIC

Physique quantique & Sémiologie


« À ceux qui croient que Les Simpson
ne sont rien d'autre qu'un dessin animé
conçu pour le divertissement des
masses laborieuses, ravisez-vous. »
André Bloggo

> [Topic du Capricorne]

Le terme « TOPIC » désigne généralement en informatique un concept difficilement traduisible en Français, cette abstraction est pourtant fondamentale dans le vocabulaire contemporain dévolu à la Blogosphère et aux « Topic Maps ». Le Topic représente en soit un sujet unique et clairement identifié dans un contexte informatisé, mais non robotisé, associant signifiant et signifié et ce en direction de bipèdes semi vivants, à station debout, pourvus d’organes préhenseurs, établissant quotidiennement des connexions entre eux via Internet et la Blogosphère dans son ensemble. Un Topic est en général un représentant (instance) d’au moins une classe. La propriété caractéristique correspondante en miroir définit un type du Topic. Les caractéristiques d’un Topic sont ses noms, occurrences et rôles sensibles dans les associations... En résumé et pour sembler simplifier, dans le jargon informatique, un Topic est un sujet de forum à savoir clairement identifié dans la Matrix. Exemple de Topic parmi d’autres, réalisé par André Bloggo : « Le culte de la souris informatique au XXIe siècle, de Gutenberg à Mickey Mouse. » - Juin 2001.

Au cours de l’année 2006, André Bloggo entame une première ébauche de ce qui deviendra son livre de recueil de citations au titre évocateur « Topic ». Suite verbale indéfinie d’aphorismes azimutés créés pour la circonstance afin d’animer la colonne de droite du Blog de Graphos, premier blog francophone consacré à l’écriture sous toutes ses formes, à la Calligraphie latine, aux Contre-écritures sur le Blog de Graphos.net. Cet ouvrage d’aphorismes que vous tenez en main à l’instant, dont la bloguitude n’a d’égale que la culture des cornichons dont il est issu, ne peut en réalité se comparer à rien de connu, si ce n’est à un petit livre publié aux éditions Arqa, aux dimensions de quinze par vingt-et-un centimètres, imprimé sur papier centaure ivoire et lu occasionnellement par les véritables dépositaires de la science sacrée, nous voulons parler bien entendu de l’authentique Poésie Zutique et non pas d’un quelconque hermétisme de pacotille.

Le sujet de « Topic », d’André Bloggo, définit en substance un champ sémantique de mots et de « JE » idoines, propres à refléter dans un principe de convergences attenant à des modalités de physique quantique englobant la mécanique quantique non relativiste (où la gravité de la cinquième dimension n’a pas sa place), des citations quotidiennes à parutions aléatoires et néanmoins fondées, sur le Blog de Graphos ou « BdG. » De la sorte, à la question fondamentale qui pourrait nous être un jour posée, mettant nommément en cause André Bloggo, son identité cachée, sa réputation :

« Les bipèdes de référence dont il est fait état ici — ou encore humanoïdes gonflables — sont-ils susceptibles d’identifier vraiment les différences notables, de formes et de couleurs en relation avec un spectre pataphysique et les mondes interstellaires de la nanopublication avancée ? »

À cette question nous répondrons, par l’affirmative.

Mais pas seulement ! Ah... ?

C’est ainsi que du Père Ubu à l’U Topic, André Bloggo s’est attaché à faire revivre patiemment dans ce recueil de mots jetés, tel un véritable sage taoïste, la folie du Web, la sémantique des blogs et les équations poétiques.

Il va de soi que dans un tel contexte l’apologie du cornichon telle que la concevait André Bloggo ne pouvait passer aux yeux du vulgum que pour un gigantesque complot...

(Texte temporaire) - Georges Kaplan
An de Grâce 407 après Giordano Bruno

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André Bloggo - TOPIC Physique quantique & Sémiologie, Arqa éditions 2007.

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