|
Numéro
60
|
||||
|
Ami, vous qui êtes de passage… Vous êtes convié à venir visiter régulièrement notre site. Vous y trouverez tous les mois de nouveaux articles sur le thème de « l’Écrit », des réflexions artistiques, des poèmes, des calligraphies et des images graphiques… |
||||
| Sommaire |
||||
Le WebZine des Lettres & des Symboles
@ vous de voir, de lire, et de faire passer ! |
||||
|
J. R. R. TOLKIEN
Graphos ©. La Lettre de Thot no 2, Février 2003 1 - « Beowulf » a été publié pour
la première fois en 1815.
|
||||
|
C'est dans la continuation d'une tradition familiale, son père ayant été graveur sur pierre, qu'entre les deux guerres le jeune J.-C. Lamborot fit son apprentissage auprès d'un peintre disciple de Puvis de Chavannes. Habitant cette magnifique région romanisée du Beaujolais, au milieu des vignes et des joies terriennes, non loin des prestigieux exemples gravés du Musée Saint-Pierre à Lyon (à présent au Musée lapidaire gallo-romain) qui lui furent d'extraordinaires encouragements dans ce beau métier de graveur de lettres, et plus principalement à l'étude de la Quadrata, cette Capitale romaine née de la pierre. En 1945 reprenant le Métier, il est à la restauration de la cathédrale lyonnaise, puis en 1947 à Paris, metteur au point à Notre-Dame. Tandis qu'en 1950 ce sont ses premières recherches avec Robert Blanchet. Jean-Claude Lamborot est l'homme qui respire la foi envers le Métier, il a la finesse du jugement, la qualité de la vision, et l'harmonie tactile des formes. Quand nous le regardons travailler, nous voyons que la pierre s’humanise- les signes, leurs graphismes sont l'expression d'une pensée, d'un acte de foi -. La souplesse de la pierre sous son ciseau donne par la finesse du grain une vie intense et raffinée. Car avant même l'exécution, l'incision, il y a une recherche graphique (voire calligraphique) identique au créateur de lettres typographiques. Jean-Claude Lamborot nous prouve qu'il est un grand dessinateur, son outil de graveur continuant sa vision de graphiste, en y ajoutant toute sa sensibilité et son émotion dans l'incision de la pierre. D'ailleurs il suffit de regarder l'œuvre prête à recevoir les rayons solaires, cette œuvre que caresse la main du lapicide comme si la vision ne suffisait pas, et que le contact manuel donnait encore plus de vie à la matière. Il suffit que nous regardions ses travaux à Saint-Georges-de-Reneins (1953) puis lors de la rénovation du Vieux Lyon, ou à Oradour-sur-Glane (1955). Jean-Claude Lamborot, homme de la terre, de la vigne, philosophe au grand cœur, doit être pour nous un exemple de sagesse, de savoir et d'humilité. Dans ce métier de graveur de lettres, il ne suffit pas d'aligner des signes les uns à côté des autres, car chaque lettre doit être différente dans son tracé, en fonction de l'ensemble de la ligne et du texte, c'est en quoi la richesse de la composition lapidaire est chose vivante, où transparaît l'esprit et l'intelligence du praticien. Pour le spectateur qui regarde avec attention, il y a une émotion, une grande vibration visuelle de perfection et de beauté (comme ce fut le cas en 1975 lors de l'exposition à la chapelle du grand couvent de Cavaillon). Nous honorons tous ce charmant et talentueux compagnon et nous souhaitons qu'à travers les œuvres exposées actuellement à l'Imprimerie Nationale il y ait parmi les jeunes beaucoup de vocations pour ce beau métier qui demande des qualités de cœur, d'amour et de foi. Notre ami Roger Druet de passage à Marseille pour un stage Graphos au mois de Juin dernier nous confiait sa tristesse suite à la disparition de notre ami commun J-C Lamborot (voir la LdT No20.) Désireux de nous faire profiter d’un de ses textes en hommage à J-C Lamborot, Roger Druet nous a fait parvenir cette préface publiée pour la première fois en 1982 à l’Imprimerie Nationale, à l’occasion de la remise du prix Maximilien Vox, décerné par Les Compagnons de Lure, en présence de J. Lang, ministre de la Culture, le 27 septembre 1982, à la salle Anisson de l’Imprimerie Nationale, texte que nous sommes heureux de proposer à nouveau, à nos lecteurs de la LdT. TEG - Graphos, Roger Druet © la Lettre de Thot No 21, septembre 2004 À propos de Jean-Claude Lamborot, voir aussi les LdT n°42 et 50 ! |
||||
|
Chaque métier génère son propre vocabulaire spécialisé qui aide ses membres à communiquer précisément sur des sujets qui les concernent. On découvre ainsi que la fenêtre de l'informaticien a peu de rapport avec celle du vitrier, que la hauteur d'œil du calligraphe n'inquiètera jamais un ophtalmologue… Alors que le métier de typographe est lentement en train de perdre ses derniers représentants, que les linoptypes et autres monotypes ne se trouvent plus que dans les musées, que l'Imprimerie Nationale voit son patrimoine et son savoir-faire en grand danger d'être mis aux oubliettes (1), il était urgent de sauvegarder le vocabulaire typographique avant qu'il ne sombre lui aussi dans l'oubli. Ses mots et expressions, issu de cinq siècles de mise au point et de perfectionnement, sont le reflet de la corporation des imprimeurs et portent en eux toutes les caractéristiques du typographe. Ils sont érudits, car tout compositeur, même le plus humble, doit savoir lire et donc en profite pour s'éduquer chaque fois qu'il compose un texte; ce sont de joyeux fêtards, car dans la chaleur des imprimeries, du plomb fondu parfois, il est nécessaire de boire beaucoup, et ce n'est pas souvent de l'eau de rivière; enfin, ils sont méfiants envers les non-typographes, car la corporation des imprimeurs a, dès le début, été fermée sur elle-même et ses secrets bien gardés. On ne peut donc que se réjouir que soit paru, il y a quelques mois, aux éditions Horay, un petit opuscule intitulé « Chier dans le cassetin aux apostrophes » par David Alliot, ouvrage qui regroupe tout une série de termes et surtout d'expressions propres au métier de typographe, depuis « Absinthe ne vaut rien après déjeuner (L') » (qui indiquait à un ouvrier qu'un travail pénible l'attendait après une absence ou un repas) jusqu'à « Y'en a plus » (interjection du responsable du stock de caractères quand un ouvrier venait lui en demander). Ce fascicule commence par une introduction au métier de typographe qui explique comment les livres étaient conçus puis imprimés du temps « du plomb ». Suit une rapide histoire du métier, de sa création aux XVe siècle à son remplacement par l'offset, puis par l'imprimerie tout numérique au XXIe, et donc sa quasi disparition. Suite à cette brève introduction, sous la forme d'un dictionnaire, on trouve les mots, expressions et interjections avec bien souvent leur origine, leur sens et leur utilisation. Ces expressions reflètent toute la poésie qui peut tout de même subsister parmi ces hommes rudes au métier rude, qui devaient souvent travailler de longues heures dans des conditions pénibles, parfois sous les ordres d'une hiérarchie brutale. Par exemple, quelqu'un qui « pompait les petits clous » était habile à la composition en caractères de tout petit corps, le « paté » était l'amas de caractères formé par une page composée qui se défaisait (accidentellement ou non), aux apprentis de les trier (2) et de les ranger dans les « cassetins » appropriés. Quand à « chier dans le cassetin aux apostrophes », qui donne son titre à l'ouvrage, il faut savoir qu'il s'agit de déféquer dans le compartiment contenant les caractères « ' », et que ce caractère étant relativement rare et petit, le compartiment faisait environ trois centimètres sur deux. Quand au sens figuré de l'expression, vous le trouverez à la page 63 ! Au hasard des pages, on découvre des termes techniques toujours en vigueur, comme tous les noms désignant les parties d'un caractère (l'oeil, la panse, etc.) qui sont toujours en usage en typographie ou calligraphie et qui nous rapellent que ces deux métiers (arts ?) sont étroitements liés et portent en eux les mêmes préoccupations d'esthétique de la lettre. Mais ces vaillant travailleurs de la lettre ne pensaient pas toujours au travail ! De temps en temps, un nouveau venu payait sa « quantesse » (abbréviation de « quand est-ce-qu'on boit ? ») ou on se faisait un petit « ala » (abbréviation de « à la santé du confrère... » chanson de typographe qui a un tantinet troublé fin août dernier la tranquilité nocturne de Saint Étienne les Orgues (3)) avant de partir en « ballade ». Ce délicieux ouvrage se termine par quelques addenda, plus savoureux les uns que les autres, depuis la liste (hilarante) des coquilles célèbres, dont certaines sont tellement belles qu'elles me semblent relever plus de l'intention que de l'accident, jusqu'aux « Commandements du compositeur » ou à l'« Ode à la coquille » ! On trouvera également une liste de musées (dont celui de Lyon, que je vous engage vivement à visiter) ainsi qu'une bibliographie sur l'argot des typographes. Pour vingt euros, un livre joliment mis en page sur du beau papier, passionnant, hilarant,… bref, un livre qui ne déparera pas le rayon « Typographie », sûrement déjà bien garni, de votre bibliothèque. Pierre-François Besson © Graphos, La LdT 27, Mars 2005. « Chier dans le cassetin aux apostrophes » par David Alliot aux éditions Horay 190 pages - 20 euros (1) voir à ce sujet la LdT n°22 et http://www.garamonpatrimoine.com |
||||
|
Physique quantique & Sémiologie
> [Topic du Capricorne] Le terme « TOPIC » désigne généralement en informatique un concept difficilement traduisible en Français, cette abstraction est pourtant fondamentale dans le vocabulaire contemporain dévolu à la Blogosphère et aux « Topic Maps ». Le Topic représente en soit un sujet unique et clairement identifié dans un contexte informatisé, mais non robotisé, associant signifiant et signifié et ce en direction de bipèdes semi vivants, à station debout, pourvus d’organes préhenseurs, établissant quotidiennement des connexions entre eux via Internet et la Blogosphère dans son ensemble. Un Topic est en général un représentant (instance) d’au moins une classe. La propriété caractéristique correspondante en miroir définit un type du Topic. Les caractéristiques d’un Topic sont ses noms, occurrences et rôles sensibles dans les associations... En résumé et pour sembler simplifier, dans le jargon informatique, un Topic est un sujet de forum à savoir clairement identifié dans la Matrix. Exemple de Topic parmi d’autres, réalisé par André Bloggo : « Le culte de la souris informatique au XXIe siècle, de Gutenberg à Mickey Mouse. » - Juin 2001. Au cours de l’année 2006, André Bloggo entame une première ébauche de ce qui deviendra son livre de recueil de citations au titre évocateur « Topic ». Suite verbale indéfinie d’aphorismes azimutés créés pour la circonstance afin d’animer la colonne de droite du Blog de Graphos, premier blog francophone consacré à l’écriture sous toutes ses formes, à la Calligraphie latine, aux Contre-écritures sur le Blog de Graphos.net. Cet ouvrage d’aphorismes que vous tenez en main à l’instant, dont la bloguitude n’a d’égale que la culture des cornichons dont il est issu, ne peut en réalité se comparer à rien de connu, si ce n’est à un petit livre publié aux éditions Arqa, aux dimensions de quinze par vingt-et-un centimètres, imprimé sur papier centaure ivoire et lu occasionnellement par les véritables dépositaires de la science sacrée, nous voulons parler bien entendu de l’authentique Poésie Zutique et non pas d’un quelconque hermétisme de pacotille. Le sujet de « Topic », d’André Bloggo, définit en substance un champ sémantique de mots et de « JE » idoines, propres à refléter dans un principe de convergences attenant à des modalités de physique quantique englobant la mécanique quantique non relativiste (où la gravité de la cinquième dimension n’a pas sa place), des citations quotidiennes à parutions aléatoires et néanmoins fondées, sur le Blog de Graphos ou « BdG. » De la sorte, à la question fondamentale qui pourrait nous être un jour posée, mettant nommément en cause André Bloggo, son identité cachée, sa réputation : « Les bipèdes de référence dont il est fait état ici — ou encore humanoïdes gonflables — sont-ils susceptibles d’identifier vraiment les différences notables, de formes et de couleurs en relation avec un spectre pataphysique et les mondes interstellaires de la nanopublication avancée ? » À cette question nous répondrons, par l’affirmative. Mais pas seulement ! Ah... ? C’est ainsi que du Père Ubu à l’U Topic, André Bloggo s’est attaché à faire revivre patiemment dans ce recueil de mots jetés, tel un véritable sage taoïste, la folie du Web, la sémantique des blogs et les équations poétiques. Il va de soi que dans un tel contexte l’apologie du cornichon telle que la concevait André Bloggo ne pouvait passer aux yeux du vulgum que pour un gigantesque complot... (Texte
temporaire) - Georges Kaplan
&
quelques aphorismes d’André Bloggo… > Partez
en week-end le lundi >
Les écoutes de l’Elysée >
Décorez votre [Blog] > Au bout de 1500 Go > « La psychose des [Blogs] >
Albert Dürer lit > Albert Schweitzer aussi ! André Bloggo - TOPIC Physique quantique & Sémiologie, Arqa éditions 2007. Le Best
Of des Aphorismes d’André Bloggo. A commander sur >[la Boutique de Thot – 12 €]
|
||||