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Numéro
58
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Ami, vous qui êtes de passage… Vous êtes convié à venir visiter régulièrement notre site. Vous y trouverez tous les mois de nouveaux articles sur le thème de « l’Écrit », des réflexions artistiques, des poèmes, des calligraphies et des images graphiques… |
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>[Gastronomie]
Chaque resto est évalué par les membres de Graphos à partir d’un barème « bien spécial » que nous avons échafaudé durant de longues heures de tablées endimanchées… Les « fourchettes » pour la saveur des mets - Les « plumes » pour les connaissances littéraires du chef, capable d’évoquer tout autant les nourritures spirituelles que les raffinements d’une ode au cochon… Un site qui ne pourra que vous surprendre … C’est ouvert aux gastronomes et aux calligraphes depuis aujourd ’hui ! Foi de Canard ! TEG // Graphos - LDT 58, avril 2009.
>Des Fourchettes & des Plumes
1 fourchette // La cantine vaut vraiment le détour. Le prix du repas est modique et l’ambiance n’est pas pourrie par l’autoradio de votre voisin qui vous balance à tue-tête un remix de la danse des canards version house music.
1 plume // La serveuse est super sympa, la déco c’est du jamais vu, le cuistot qui a tout du père Dodu vous narre ses aventures incroyables de quand il était apprenti typographe à Vaison-la-Romaine.
2 fourchettes // Le truc introuvable perdu au sud de nulle part. Une dégustation de ouf ! La curiosité de l’année. A dénicher absolument !
2 plumes // Le patron aime autant Jacques Prévert que la salade de bigorneaux ! La saveur des plats se marie parfaitement avec la culture raffinée du propriétaire des lieux qui saura, sans mal, vous convaincre sous la tonnelle que la gastronomie est une affaire d’amitié, de partage et de déraison.
3 fourchettes // Une cuisine vraiment exceptionnelle, un raffinement de qualité mariant l’élégance des mets à un rapport qualité-prix qui vaut que l’on s’attarde longtemps sur la carte et sur le site historique dans lequel vous vous trouvez.
3 plumes // Le chef est capable de quitter ses fourneaux, de discuter avec vous, et dans la même phrase de vous parler d’une recette qu’il a expérimentée tirée du Mesnagier de Paris (1393), de citer Kant et de connaître la différence entre une caroline tardive et une gothique primitive.
1 hamburger // Dans le meilleur des cas vous risquez une gastro, dans le pire un empoisonnement à l’amiante.
1 balai à chiottes // Le patron est un con, sa femme aussi, son chien aussi. Le Guide Gastronomique Graphos - GGG © // avril 2009. |
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Né le 21 mai 1971, ce touche-à-tout de talent après des études d’illustration et de graphisme à L’ESPAAVP, (école supérieure d’art et d’architecture de la ville de Paris), décide de rejoindre l’association de calligraphie latine DUCTUS, dont il est un membre actif depuis 1996. Il enseigne dans le cadre de cette association l’Art de la lettre et ces diverses applications graphiques et plastiques. Depuis quelques temps ses pas l’ont dirigé vers le cinéma où il pratique le « Matte painting », procédé graphique permettant des effets spéciaux-de-la-mort-qui-tue (comme faire couler le Titanic de Leonardo di Caprio en plein océan Atlantique ou Mickey Rourke dans un verre de Pastis), et aussi la Post production relative au travail de montage après tournage. Merci encore à toi David pour la qualité de ton enseignement et ton amitié. TEG // La Lettre de Thot 58 – Avril 2009 Ductus // http://ductus.over-blog.com/article-2139592.html
Un jazz graphique « Aujourd’hui la calligraphie s’est affranchie de la page. Les réglures ne sont plus que les perchoirs merveilleux de l’imagination. Les signes communiquent entre eux par la simple beauté de leurs corps, de leurs courbes, et de leurs contre-formes. L’histoire de notre écriture est un vaste jardin où les parfums sont envoûtants et précieux, les saveurs sucrées-salées.
Les lettres sont de magnifiques personnages qui nous racontent les histoires du passé. Je les habille, les mets en scène comme de fiers guerriers mythologiques. J’en invente de « nouvelles », d’étranges qui n’existent pas (ou pas encore !). La musique les envoûte et elles dansent offrant leurs courbes arabesques à nos regards émerveillés. Tout est gestes, équilibre, déséquilibre et respiration. Savoir agencer les traits avec de délicates attentions, une puissante envie de dire l’émotion des mots. Une façon musicale d’envisager l’instant. Un jazz graphique qui palpite, crépite et parfois explose. J’espère que vous aurez autant de joie à découvrir mes images, que j’en ai eu à les fabriquer ! » David Lozach |
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C'est en tombant sur un exemplaire du Petit Larousse de 1910 dans une brocante, que Thora van Male, commissaire de l'exposition, se fascine pour la lettre ornée dans les dictionnaires. Première à en faire un sujet d'étude, elle créé le terme « iconophore » pour désigner ces dessins façon abécédaire qui ornent de nombreux dictionnaires français. Au fil de ses recherches, de Besançon à Vancouver, elle déniche d'anciens dictionnaires et étudie leurs lettrines porteuses d'histoire. Avec Art Dico, ce sont ces ornements et leur message qu'elle dévoile au public. L'histoire de A à Z Art Dico s'apparente à une promenade où l'on découvre, au fil des lettres, des pans de l'histoire. Devant chacune des 26 bannières représentant un ornement de dictionnaire, l’ouvrage lui-même est présent. Après une mise en perspective de l'enluminure, illustrée par la présence exceptionnelle de deux bibles du XXIIe siècle, la lettre A ouvre le bal au XVIIIe siècle avec, entre autres, l’Encyclopédie de Diderot et d'Alembert. Etape suivante, le XIXe siècle, époque faste de l’illustration. De nombreux dictionnaires sont présentés, comme le tout premier des frères Bescherelle ou bien ceux de Napoléon Landais. Avec le début du XXe siècle, l’exposition grenobloise offre un espace Larousse, présentant buvards et planches originelles des célèbres dictionnaires. Le bal alphabétique est clôturé par le bandeau créé par Christian Lacroix pour la lettre Z du Petit Larousse 2005, et la correspondance entre T. van Male et le styliste. Une mine d'information Les iconophores sont de vrais indices pour comprendre les techniques et les préoccupations de leur temps. Les noms des illustrateurs, au milieu du XIXe siècle, sont souvent anglo-saxons, car les Anglais ont à cette époque réintroduit en France la gravure sur bois debout. En 1901, un dictionnaire de Maurice Lachâtre offre pour la première fois une photographie comme ornementation lexicographique. Autres marques du temps : les héros ou objets de l'époque représentés dans les ornements, révélateurs de la société d'alors. A ce titre, la bannière du M est à elle seule un voyage dans le temps. Tirée du Grand dictionnaire universel de Pierre Larousse, elle réunit des héros aussi divers que Macbeth, Moïse, Méphistophélès, Mazeppa, Milon de Crotone... Autant de personnages qui traversent les âges et donnent à cet ornement des airs de test de culture générale. Les icophonores comme des rébus Si les éléments iconophoriques sont souvent reconnaissables, il est parfois difficile d'interpréter l’intention des illustrateurs. Eux-mêmes, d'ailleurs, sont parfois pris à leur propre piège lorsqu'ils n'arrivent pas à suivre « à la lettre » le thème fixé. Dans le dictionnaire de Poitevin, la base de l'iconophore est en principe un angelot accompagné d'un animal. Thora van Male raconte qu’à W, c'est la surprise : plutôt qu’un animal qui accompagne le chérubin, c’est un flacon de whisky. La raison ? En 1860, on ne connaissait guère de nom d’animal en W. Ces petits écarts, une fois élucidés, donnent à l'exposition des allures de jeu de piste. « Déchiffrer ces ornement nécessite un savoir absolument énorme et je m'émerveille à chaque fois devant toutes les découvertes qu'ils m'ont procurées. Grâce à eux, j'ai accumulé des connaissances fabuleuses et absolument décousues » déclare-t-elle. A ce jeu, la commissaire prend beaucoup de plaisir et y convie également le visiteur. Mais sa passion ne s'arrête pas là : elle recherche les nombreux objets insolites, présents en dessin dans les iconophores. Une collection de ces objets dans des casiers colorés constitue un moment vivant et insolite de l’exposition. Y sont réunis des objets tels que coffin ou cannelle, keepsake ou sistre, ushiwa ou ocarina, tous dénichés dans des greniers ou des marchés aux puces…. A travers l’exposition, on découvre quelques ouvrages rares : dictionnaire des armées de terre et de mer, dictionnaire français-argot (d'Aristide Bruant), ou encore dictionnaire de l’argot de Polytechnique. Art Dico est une exposition à la fois savante et ludique qui, à travers la beauté des lettres majuscules des dictionnaires, fait voyager à travers le temps. Eléonore Tournier – article inédit pour La LDT 58, avril 2009.
ART DICO, un monde en majuscules http://culture-commune.org/Expositions/exposition-220-04.html Vous est-il arrivé de feuilleter le vieux dictionnaire de grand-père, avec ses lettres ornées : abécédaire ludique, à la fois paysage et rébus? Avez-vous déjà admiré l'agrandissement fabuleux de l'ornement du M du Grand Dictionnaire de Pierre Larousse (1874), où se côtoient Minerve, Masque de fer, Mazeppa, un melon et un morse? Pouvez-vous résister au plaisir de tenir en main plusieurs dicos vieux de plus de 150 ans? Etes-vous sensible au charme de la réunion alphabétique d'objets insolites? Par exemple compas, cannelle, canif, cinq de coeur, coffin, crécelle, castagnètes et cadenas. Ou bien galoche, grattoir, gland et guimbarde? Désirez-vous manipuler un martinet, examiner un embouchoir, jouer au jacquet (avec des jetons), soupeser un sistre? Voici quelques-uns des étonnements qui vous attendent avec ART DICO. Cette exposition, destinée aussi bien aux enfants qu'aux adultes, est un véritable bonheur pour l'esprit curieux et joueur qui sommeille en chacun de nous. Tout un monde d'objets et de personnages dont le nom commence par une lettre prend vie sous nos yeux; il surgit à la fois de ces vénérables ouvrages étalés devant nous ainsi que de leurs massives reproductions sérigraphiées. L’EXPO // Composition : 30 bannières (80/200), 26 dictionnaires (de 1805 à 2005), une centaine d'objets, un arbre à mots (200/80). Emplacement : 34 mètres linéaires Transport : 3 caisses (une caisse à roulette, 2 cantines), 110 kg Edition : l'ouvrage Art Dico (éditions Alternatives), un jeu de 26 cartes postales (les deux sont offerts). ASSOCIATION
PALIMPSESTE http://www.imprimerie.lyon.fr/imprimerie/sections/fr/expositions/archives/2005_2006/art_dico
Art Dico pourquoi ? Les dictionnaires font partie de notre vie de tous les jours : ils nous ont entraînés à sauts et à gambades sur les chemins du sens, d'une lettre à l'autre, d'un mot à l'autre, nous prenant par la main à travers les avenues, les sentiers et les coursives du savoir. Là n'est pas leur seul pouvoir de fascination. Entre le milieu du 18eme siècle et la seconde moitié du 20e, les dictionnaires ont été aussi paysages, images, rébus, devinettes, tableaux, panoramas… par la seule grâce de leurs lettrines ornementales, lettres majuscules et majestueuses autour desquelles prend corps et vie tout un monde d'objets ou de personnages dont le nom commence par la lettre elle-même. Artistes et illustrateurs, le plus souvent anonymes, ont travaillé à la réalisation de ces ornements alphabétiques : puisant leur inspiration dans l'air de leur temps, mettant en images les héros ou les objets de leur époque, ils nous racontent à leur façon notre histoire. Et chaque lettre devient une fascinante péripétie, un univers peuplé de souvenirs sous forme d'énigmes, rébus et devinettes. Les très riches heures des lettres du dictionnaire se situent surtout au 19eme siècle et au début du 20eme siècle, plus particulièrement au cœur des dictionnaires Larousse dont le premier des bandeaux légendaires apparaît en 1865. À partir de 1980, la photographie remplace l'ornement, puis, c'est la lettre toute seule qui, très simplement, va ouvrir chaque chapitre. |
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« Mes lampes sont comme les pinceaux d'un artiste », explique-t-il. « J'utilise des temps d'exposition allant de 10 secondes à une heure et je laisse ma technique exprimer ce que j'avais imaginé. Des personnes m'ont déjà demandé si j'utilisais un logiciel de retouche d'image et je suis obligé de leur dire que je crée simplement avec une lampe, un appareil photo et le ciel de la nuit. » Zigonet © Pour
voir les photos : >[Bonus Graphos] Sympa ! Et pendant qu’on y est… en ce premier avril 2009 ! Graphos vous donne à voir ce lien vidéo sur une superbe animation de l'artiste Edgar Mueller et de ses assistants qui ont réalisé cette fresque de 250 m2 représentant une crevasse dans une banquise. Grâce à de savants calculs, ils sont parvenus à donner une illusion de profondeur à ce "simple" dessin. A
voir ici pour le film :
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