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Numéro 21 - Septembre 2004
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| Ami, vous qui êtes de passage… Vous êtes convié à venir visiter régulièrement notre site. Vous y trouverez tous les mois de nouveaux articles sur le thème de « l’Écrit », des réflexions artistiques, des poèmes, des calligraphies et des images graphiques… |
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| Sommaire
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A la conquête du système
solaire, une photographie des anneaux de Saturne prise en juillet
dernier par la sonde Cassini en orbite autour de la planète.
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| Pouatch était déjà au comptoir du bar "Au Joyeux Vénusien" en train de siroter un Golosh bien frais quand Glark poussa la porte et vint s'installer à côté de lui, étalant largement à la vue de tous ses tentacules teintées de violet par son bronzage estival tout frais. « Salut Glark, fit Pouatch, tout va bien aujourd'hui ? - Pas mal, répondit Glark, enfin si on peut dire quand on rentre de vacances... J'étais à Klosh-les-Flots, au bord de la mer, et j'ai passé un mois à me tremper les tentacules dans l'acide sulfurique bien frais, pense donc il faisait au moins de 310° dehors, du soleil tous les jours et la mer était à 220°, le rêve quoi... Mais tu n'as pas reçu ma carte ? - Si, si, mais c'est à Klosh que tu étais ? Tu m'as écrit que tu étais à Glish, en haute montagne ! - Ah mais pas du tout, tu dois te mélanger les antennes, tu confonds avec quelqu'un d'autre ! - Eh bien regarde, j'ai justement ta carte sur moi... Tu vois, tu me dis que tu es à Glish et que tu as un beau soleil et que tu te régales de Bruk bien frais, ce qui est positivement dégoûtant ! Tu me dis même que tu es tombé amoureux d'une Tougrit ! Je ne savais pas que tu faisais dans la zoophilie. - Mais tu ne sais pas lire ou quoi ? Regarde, il ne s'agit pas de Glish mais de Klosh et pas non plus de Bruk mais de Trik glacé et tu ne me vois pas tomber amoureux d'un Tougrit laineux mais bien plutôt d'une belle Tiglit ! Elle a une de ces paires de petits pédoncules, je te dis pas, à damner tous les saints Mutr du Paradis inter-galactique ! - Eh bien dis donc, on voit que tu es de la nouvelle génération, des gens qui s'envoient des emails et des textos mais qui sont incapables de prendre un stylo et d'écrire deux lignes sans que cela devienne un callibrouillis incompréhensible. Alors toi, ce pictogramme là, tu appelles ça un Klo ? - Eh ben oui, tu le prenais pour quoi ? - Mais c'est un Gli ! Regarde ce trait, là, tu as fait distinctement les deux panses du Gli avec la hampe qui dépasse la ligne de portée ! - Heuh, non, en fait, ça devait être ma copine Tiglit qui me chatouillait là où tu sais pendant que je t'écrivais... - Eh bien écoute, pour la rentrée, je te conseille vivement de t'inscrire au stage de Graphos qui aura lieu le 26 septembre prochain et qui portera justement sur « l'Écriture Vénusienne ». À mon avis, tu as du boulot si tu veux pouvoir écrire tes vœux de fin d'année sans que l'on prenne cela pour une lettre d'insulte comme l'année dernière. Tu connais les stages de Graphos ? Tu prends ta soucoupe volante, tu fonces sur la Terre // France // Marseille et là, tu la planques à côté de la Bonne Mère, vers le char d'assaut, pour faire discret et tu descends au couvent du Belvédère. Tu verras, ce sont de bons petits Terriens. Entre deux séances de papotages et un repas chargé en mets délicieux et en boissons alcoolisées, il parait qu'ils arrivent même à trouver le temps de tracer quelques lettres. Si tu leur dis d'où tu viens, je suis sûr que tu vas pouvoir les étonner ! - Bonne idée, je leur apporterai un peu de Trik à la crème pour le dessert, je suis sûr qu'ils n'ont jamais goûté à ça ! Pierre-François Besson © Graphos PS (1) : Je viens de recevoir un email de Thierry E Garnier, email dont une partie du texte a survécu à la voracité de malfaisants virus qui grouillent actuellement sur Internet. Aux dernières nouvelles… il semblerait que contrairement à ce que j'avais cru comprendre lors de notre conversation téléphonique largement friturée du début de l'été, le stage de septembre ne porte pas sur « l'Écriture Vénusienne » mais sur « l’Écriture Phénicienne » ! PS (2) : Finalement, on a beau être émerveillé par les moyens de communication écrits, modernes ou non, si on a des choses à se dire, rien ne vaut une bonne conversation autour d'un verre de Golosh bien frais. |
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Une lettre jusqu'à présent inconnue du philosophe français René Descartes, qui fait référence à son essai « Météores », a été découverte à la bibliothèque nationale de Berlin. Il s'agit d'une lettre rédigée en français et datée du 2 octobre 1640 de Leiden (Pays-Bas), adressée au diplomate néerlandais Joachim de Wicquefort. Elle a été découverte par le philosophe néerlandais Erik-Jan Bos de l'Université d'Utrecht, qui prépare une nouvelle édition des lettres de Descartes pour l'année 1643. Descartes, installé en Hollande où il vécut deux décennies, évoque dans cette lettre le manuscrit de la traduction latine de son œuvre « Météores », qu'il avait prêté plus d'un an auparavant au professeur d'Amsterdam Caspar Barlaeus, qui voulait en faire une critique. Comme cette critique tardait, Descartes demande à son ami Wicquefort d'entreprendre une démarche pour que Barlaeus rende le manuscrit de cette œuvre pas encore imprimée. Depuis le début du siècle dernier, seules quelques lettres inédites du grand philosophe français auteur du « Discours de la méthode » ont été découvertes. La dernière trouvaille précédente remontait à plus de 25 ans. Cette lettre dormait dans une chemise se trouvant dans la collection Darmstaedter, du nom de l'industriel berlinois Ludwig Darmstaedter, une immense collection de 218 000 documents autographes qui a été offerte depuis 1909 à la « Staatsbibliothek Preussischer Kulturbesitz », la Bibliothèque nationale de Berlin. Sur : http://www.cyberpresse.ca/arts/article/1,144,243,092003,445747.shtml Communication de Martin Frenette
sur « la lettre du Bibliophile » «
Et j'avais toujours un extrême désir d'apprendre à distinguer
le vrai d'avec le faux pour voir clair en mes actions et marcher
avec assurance en cette vie. » Le Discours de la méthode - Son oeuvre la plus célèbre Discours pour bien conduire sa raison Cette édition de 1668 n'inclut pas la Géométrie "Si ce discours semble trop long pour être lu en une fois, on le pourra distinguer en six parties. Et, en la première, on trouvera diverses considérations touchant les sciences. En la seconde, les principales règles de la méthode que l'auteur a cherchée. En la troisième, quelques unes de celles de la morale qu'il a tirée de cette méthode. En la quatrième, les raisons par lesquelles il prouve l'existence de Dieu et de l'âme humaine, qui sont les fondements de sa métaphysique. En la cinquième, l'ordre des questions de physique qu'il a cherchées, et particulièrement l'explication des mouvements du coeur et de quelques autres difficultés qui appartiennent à la médecine; puis aussi la différence qui est entre notre âme et celle des bêtes. Et en la dernière, quelles choses il croit être requises pour aller plus avant en la recherche de la nature qu'il n'a été, et quelles raisons l'ont fait écrire." Le Discours de la méthode fut révolutionnaire aussi en ce sens qu'il fut écrit en français afin d'être accessible en dehors du cercle des Lettrés. Cependant, c'est dans les Méditations métaphysiques que la philosophie cartésienne donne toute sa mesure. Les Méditations métaphysiques - Son grand oeuvre La
formulation la plus exacte du Cogito
[...] Je ne suis donc, précisément parlant, Les Méditations métaphysiques - Abrégé Des Six Méditations par Descartes lui-même Les Méditations métaphysiques sont suivies d'objections
et de réponses aux objections, Épitaphe
Descartes repose en la Chapelle de la petite Église de Saint-Germain-des-Prés en face de l'ex-drugstore St-Germain et de l'actuelle Place du Québec. Une épitaphe qui vaut toutes les places du Panthéon : Le premier qui, depuis la renaissance des Belles Lettres en Europe, a revendiqué et assuré les droits de la raison humaine. MEMORIAE RENATI DESCARTES La plaque funéraire de Descartes est située au numéro 7 entre Montfaucon et Mabillon. L'Église romane de Saint-Germain-des-Près est située sur le boulevard Saint-Germain, à Paris, en face de la Place du Québec. Le déambulatoire voûté sur croisée d'ogives du XIIème siècle ouvre sur neuf chapelles; la septième chapelle, dite Chapelle Saint Benoît, abrite René Descartes. Les colonnes de marbre du triforium du choeur datent du VIème siècle (basilique mérovingienne). Infos sur http://pages.globetrotter.net/pcbcr/descartes.html |
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Fabienne Verdier a récemment publié un excellent livre « La Passagère du Silence » qui est encore, plusieurs mois après sa parution, un grand succès de librairie. Elle y relate la période qu’elle passa en Chine à tenter de se faire accepter puis à recevoir l’enseignement d’un maître chinois de calligraphie. Suite à la sortie de ce livre, la librairie « Vents du Sud » à Aix-en-Provence a eu la bonne idée de l’inviter à faire une conférence sur son expérience, conférence qui fut suivie d’un séance de questions réponses et de dédicaces.
A cette occasion, elle a pu expliquer ses conceptions de l’art calligraphique mais aussi nous faire partager les idées maitresses de la calligraphie chinoise. Tout d’abord, selon la tradition chinoise, la calligraphie et la peinture ne font qu’un. Les deux approches partagent les mêmes outils, les mêmes supports et les mêmes techniques et cohabitent la plupart du temps à l’intérieur de la même œuvre. Cela est à mettre en relation avec la conception esthétique chinoise traditionnelle : un objet, une représentation, un trait est beau si on arrive à le faire résonner en harmonie avec la nature. Pour la peinture, cela semble évident, mais cela s'applique également à la calligraphie : un trait calligraphique horizontal doit avoir la forme d’un os (ce que l’on comprend aisément) mais peut aussi, suivant les circonstances, être comme un nuage, ou comme la pluie, ou encore comme un branche. Le calligraphe ne doit pas l’imprégner de son ego, ni même imiter la nature, mais travailler comme elle. Fabienne Verdier nous expliqua ainsi qu’il fallut qu'elle s'exerce pendant six mois pour que son maître estime qu’elle arrivait à calligraphier correctement le trait horizontal de base. On y imagine aisément que cette conception esthétique est déjà difficile à maîtriser pour un chinois dont la civilisation est imprégnée de ces concepts, mais qu’elle demande des efforts considérables à un occidental dont la culture artistique n’est plus accentuée dans ce sens. De plus, la culture chinoise n’est absolument pas habituée à ce que ce soit une femme qui soit récipendiaire d’un tel enseignement. Il est donc inévitable que les difficultés que rencontra Fabienne Verdier pour arriver au bout de cet enseignement furent légion, elle nous en conta quelques-unes par le menu. Elle nous expliqua également que l’artiste (calligraphe et peintre) doit rester en errance et s’astreindre à une ascèse d’attention à la sensation afin de pouvoir saisir l’immédiateté et la transposer dans son œuvre. « La pensée coule comme l’eau comme le fleuve. Quand l’eau est calmée, elle devient le miroir des émotions et on peut alors foudroyer la pensée qui passe ». Ce mode de pensée est bien sûr radicalement différent de la conception de la peinture occidentale moderne, mais on ne peut que constater le rapprochement avec les idées qui sous-tendent la calligraphie latine (1). Parmi les questions qui lui furent posées, quelqu’un lui demanda son avis sur les œuvres de Zao Wou Ki qui fit le parcours inverse en passant de la culture chinoise à la peinture occidentale. Bien que les oeuvres de cet artiste nous paraissent profondément imprégnées de sa culture occidentale, Fabienne Verdier y voit néanmoins une profonde influence des conceptions chinoises, de l’esthétique naturaliste notamment, et y voit un parfait aboutissement de l’enseignement chinois que lui m ême ne voit pas ou dit ne pas voir. Il est bien sûr impossible de résumer un enseignement de dix ans en une heure de conférence et tout autant de résumer cette heure de conférence en quelques lignes. Je ne peux donc qu’engager le lecteur intéressé à se plonger (avec délice j’espère) dans « La Passagère du Silence » où il pourra trouver une large description de cet enseignement, mais aussi découvrir un parcours original en tant que pont entre les civilisations ainsi qu'une histoire humaine absolument unique. Pierre-François Besson - Graphos © la Lettre de Thot No 21, septembre 2004
Fabienne Verdier a publié « La
Passagère
du Silence » chez
Albin Michel (2003) et « L'Unique Trait de Pinceau »,
un florilège de ses travaux, également chez Albin Michel
(2001). |
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C'est dans la continuation d'une tradition familiale, son père ayant été graveur sur pierre, qu'entre les deux guerres le jeune J.-C. Lamborot fit son apprentissage auprès d'un peintre disciple de Puvis de Chavannes. Habitant cette magnifique région romanisée du Beaujolais, au milieu des vignes et des joies terriennes, non loin des prestigieux exemples gravés du Musée Saint-Pierre à Lyon (à présent au Musée lapidaire gallo-romain) qui lui furent d'extraordinaires encouragements dans ce beau métier de graveur de lettres, et plus principalement à l'étude de la Quadrata, cette Capitale romaine née de la pierre. En 1945 reprenant le Métier, il est à la restauration de la cathédrale lyonnaise, puis en 1947 à Paris, metteur au point à Notre-Dame. Tandis qu'en 1950 ce sont ses premières recherches avec Robert Blanchet. Jean-Claude Lamborot est l'homme qui respire la foi envers le Métier, il a la finesse du jugement, la qualité de la vision, et l'harmonie tactile des formes. Quand nous le regardons travailler, nous voyons que la pierre s’humanise- les signes, leurs graphismes sont l'expression d'une pensée, d'un acte de foi -. La souplesse de la pierre sous son ciseau donne par la finesse du grain une vie intense et raffinée. Car avant même l'exécution, l'incision, il y a une recherche graphique (voire calligraphique) identique au créateur de lettres typographiques. Jean-Claude Lamborot nous prouve qu'il est un grand dessinateur, son outil de graveur continuant sa vision de graphiste, en y ajoutant toute sa sensibilité et son émotion dans l'incision de la pierre. D'ailleurs il suffit de regarder l'œuvre prête à recevoir les rayons solaires, cette œuvre que caresse la main du lapicide comme si la vision ne suffisait pas, et que le contact manuel donnait encore plus de vie à la matière. Il suffit que nous regardions ses travaux à Saint-Georges-de-Reneins (1953) puis lors de la rénovation du Vieux Lyon, ou à Oradour-sur-Glane (1955). Jean-Claude Lamborot, homme de la terre, de la vigne, philosophe au grand cœur, doit être pour nous un exemple de sagesse, de savoir et d'humilité. Dans ce métier de graveur de lettres, il ne suffit pas d'aligner des signes les uns à côté des autres, car chaque lettre doit être différente dans son tracé, en fonction de l'ensemble de la ligne et du texte, c'est en quoi la richesse de la composition lapidaire est chose vivante, où transparaît l'esprit et l'intelligence du praticien. Pour le spectateur qui regarde avec attention, il y a une émotion, une grande vibration visuelle de perfection et de beauté (comme ce fut le cas en 1975 lors de l'exposition à la chapelle du grand couvent de Cavaillon). Nous honorons tous ce charmant et talentueux compagnon et nous souhaitons qu'à travers les œuvres exposées actuellement à l'Imprimerie Nationale il y ait parmi les jeunes beaucoup de vocations pour ce beau métier qui demande des qualités de cœur, d'amour et de foi. Notre ami Roger Druet de passage à Marseille pour un stage Graphos au mois de Juin dernier nous confiait sa tristesse suite à la disparition de notre ami commun J-C Lamborot (voir la LdT No20.) Désireux de nous faire profiter d’un de ses textes en hommage à J-C Lamborot, Roger Druet nous a fait parvenir cette préface publiée pour la première fois en 1982 à l’Imprimerie Nationale, à l’occasion de la remise du prix Maximilien Vox, décerné par Les Compagnons de Lure, en présence de J. Lang, ministre de la Culture, le 27 septembre 1982, à la salle Anisson de l’Imprimerie Nationale, texte que nous sommes heureux de proposer à nouveau, à nos lecteurs de la LdT. TEG - Graphos, Roger Druet © la Lettre de Thot No 21, septembre 2004 |
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| Michel d'Anastasio, Artiste peintre calligraphe, sera heureux de vous accueillir dans le cadre de la manifestation culturelle « MALTE : regards d’artistes » Connaître ses voisins européens, c’est construire l’Europe qui se tiendra à Paris du 21 septembre au 9 octobre 2004 Site internet : http://www.fiap.asso.fr Le vernissage aura lieu le 21 septembre à partir de 19 h, date du 40ème anniversaire de l’indépendance de la République maltaise, en présence des artistes et de l’Ambassadeur de Malte en France, Monsieur Salvino Busuttil. Afin de célébrer l’intégration de dix nouveaux pays dans l’Europe, le FIAP Jean Monnet propose tout au long de l’année 2004, un cycle de manifestations culturelles. L'Ambassade de Malte Contact : http://www.script-design.com & http://www.script-sign.com Autant graphiste, que calligraphe (gaucher !) et infographiste …, le travail de Michel d’Anastasio, 36 ans, Maltais, marque le pas et son temps. Cet élève de Kitty Sabatier possède une attirance marquée pour la calligraphie gestuelle, et un engouement certain pour sa terre d’origine qu’il célèbre ici, dans cette exposition « Malte, regards d’artistes ». Une exposition à découvrir donc, ce 21 septembre 2004. TEG - Graphos © la Lettre de Thot No 21, septembre 2004.
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