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Numéro 42 - Juin 2006
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Ami, vous qui êtes de passage… Vous êtes convié à venir visiter régulièrement notre site. Vous y trouverez tous les mois de nouveaux articles sur le thème de « la Tradition », des articles inédits, des poèmes, des études historiques, des manuscrits et des symboles graphiques… |
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| Sommaire
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| Première
et mystérieuse naissance en Europe
Les petits reptiles d'une quinzaine de centimètres de long, qui dépasseront toutefois les trois mètres une fois adultes, sont sortis fin mars d'oeufs pondus par Sungaï, originaire de Thoiry et envoyée à Londres dans le cadre d'un programme d'élevage européen de cette espèce menacée. La décision de la prêter au zoo d'outre-Manche avait été prise par la directrice de Thoiry, Colomba de La Panouse, afin d'éviter une union consanguine car Sungaï et son compagnon Kinaam étaient cousins. Ainsi, le couple a dû faire grotte et jardins séparés, avant de rejoindre d'autres partenaires. L'an dernier, Sungaï s'est retrouvée à Londres, et Kinaam dans un autre zoo britannique, celui de Chester. Et là, le mystère commence. A peine arrivée, avant de rencontrer son nouveau compagnon et deux ans après sa séparation d'avec Kinaam, Sungaï a pondu des oeufs fécondés, dont sont issus les quatre bébés. Normalement, après fécondation, l'incubation dure environ huit mois (200 à 220 jours) chez ces reptiles « préhistoriques ». « Deux hypothèses sont possibles, explique le fondateur du parc de Thoiry, Paul de la Panouse. Soit les femelles de dragons de Komodo ont une spermathèque, c'est-à-dire que Sungaï a gardé vivants, pendant deux ans, les spermatozoïdes ou les oeufs fécondés par Kinaam, soit elles peuvent se reproduire par parthénogenèse, c'est-à-dire s'auto-féconder, en produisant des clones d'elles-mêmes. » La réponse sera donnée par une étude génétique, qui permettra aussi de déterminer le sexe des bébés (impossible à déduire de leur anatomie). Mais, pour Paul de la Panouse, « il y a neuf chances sur dix que le père soit Kinaam ». Les varans de Komodo sont originaires d'Indonésie, plus précisément de la petite île volcanique dont ils portent le nom ainsi que de l'île voisine de Rinca et d'une partie de l'île de Florès. Leur population, inférieure à 3.000 individus, est menacée à la fois par les risques d'éruption volcanique et le braconnage des cerfs, sangliers et d'autres herbivores dont ils se nourrissent. AFP 25.04.2006 |
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| Salon du Livre Ancien 29 – 30 avril – 1er mai 2006
A l’origine c’est un monastère datant de l'époque Carolingienne… grâce à de nombreuses donations, il se développe rapidement et après une période de vache maigre due aux guerres et aux épidémies, l’abbaye reprend son rang grâce aux moines de la congrégation de Saint-Maur (XVIIe siècle). À la Révolution, elle est vendue comme bien national à la famille Berlioz. On peut découvrir là, un des plus beaux cloîtres de France, réalisé en 1280, dont il reste encore des vestiges. Il fut reconstruit en 1760. A voir aussi la merveilleuse cour d'Honneur entourée de bâtiments du XVIIIe siècle, le logis abbatial, la partie la plus ancienne, avec sa boulangerie et sa belle cheminée, son dortoir du XIIIe, son réfectoire agrémenté de grandes voûtes... http://www.tourinfos.com/fr/r0011/d0011/m0001/j0007/p000074.htm C’est avec un réel plaisir que tous les amis bouquinistes, libraires et éditeurs de l’Association de « la Mémoire du Livre » présidée par Lysiane Pierrot se sont retrouvés du 29 avril au 1e mai dernier, à l’Abbaye de Lagrasse (Aude) pour cette seconde édition consacrée au Livre & à la Tradition Hermétique. Quel lieu plus magique et plus conseillé pour un tel événement ? La salle voûtée qui nous servit d’abri pour le salon, durant trois jours, toute en pierre apparente, fut propice aux dialogues, aux rencontres, aux échanges… avec une amie libraire à Toulouse à l’enseigne de «L’Incunable» – tout un programme ! Avec des confrères éditeurs, Jean-Marc Savary de Mythes et Légendes à Carcassonne, ami de longue date ; avec Michel Vallet et son épouse – quel régal – que cette rencontre là ! Michel Vallet alias Pierre Jarnac (éditions Pégase) au meilleur de sa forme, ne cessa durant tout le salon de nous raconter, monts et merveilles – et plus encore – de la bataille de Lépante à l’origine de l’Or de Rennes, du berger Paris, de sa chute (1) à sa rencontre avec Pierre Plantard – (et j’en passe et des meilleures) - Quel succès Michel ! – Ce ne fut durant le séjour qu’anecdotes surprenantes de trésors enfouis, histoires d’amitiés nouées avec bien des personnages que nous connaissions et que nous avions croisés nous aussi. Aucune avarice chez cet homme empreint d’élégance et de gentillesse. Pas de Jekyll et Hyde chez Vallet et Jarnac, que de la bonne humeur, de la connaissance, une très grande mémoire et surtout – ça compte – beaucoup d’humour ! C’est Michel Vallet qui me présenta le Dimanche 30 avril, Franck Daffos (2), l’érudit chercheur du mystère de Rennes, venu de Toulouse passer la journée avec nous. Christian Doumergue arrivé en matinée, affairé à ses dédicaces sur le stand des éditions Arqa, ne perdait cependant pas une miette de nos conversations… Le trio devenu maintenant quatuor, …c’est bien sûr « l’Affaire de Rennes » qui accapara les chercheurs…
A dix-sept heures, la conférence de Christian Doumergue fort attendue fit salle comble – et au-delà, et durant une heure trente l’auteur respectant son programme, de main de maître, captiva un auditoire érudit et fort curieux de découvrir le travail récent de l’auteur de « L’Affaire de Rennes-le-Château ».
En soirée, c’est au restaurant « Les 3 Grâces », une des bonnes tables de la région, que nous poursuivîmes notre journée si riche en péripéties de toutes sortes… C’est un Franck Daffos, fort en verve et tonitruant, avec un accent toulousain à couper au couteau, (ce n’était pas sans me rappeler mes années d’études au Muret) – qui fit démonstration de tout son savoir, de toute sa connaissance acquise ces dernières années sur le secret de Saunière… Bien des choses furent dites ce soir là, qui ne peuvent – encore – être dévoilées… Ce sera à l’auteur de le faire, en son temps, accompagné par son ami Michel Vallet... En tout cas, et vous pouvez nous croire (3), lorsque ces révélations auront lieu, vraisemblablement dans le courant de l’année 2007, bien des masques tomberont et bien des livres consacrés à l’Abbé et à son trésor seront à réécrire – et ce n’est que Justice – car il est des sentiers qui ne peuvent être empruntés que par certains…, détenteurs obligés d’une mémoire qui est leur signature seule. A toi Franck – Le grand salut de Lure. Arcadia – La
LdThot No 42 ©, Juin
2006. « L'Affaire de Rennes-le-Château » est paru aux éditions Arqa. En rubrique > Boutique sur le site de Thot – http://thot-arqa.com |
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Judas Traître ou Initié (2)
Évoquant dans son livre Les Évangiles secrets (Gallimard, 1982), la controverse sur la résurrection du Christ, Elaine Pagels, qui évite soigneusement de prendre parti, estime que l'histoire ne peut ni attester ni nier la résurrection en tant que réanimation du corps de Jésus physiquement mort. Elle ajoute : On ne possède que des témoignages de seconde main de croyants qui l'affirment et de sceptiques qui la nient (p. 46). Les persécutions dont ont été victimes les gnostiques n'ont pas facilité la juste compréhension de la chair et du rôle de celle-ci dans la vie et la mort de Jésus. Nous avons vu que le Coran s'élevait contre la croyance de ceux qui affirment que Jésus a été tué. Le texte précise : ... ils ne l'ont certainement pas tué, mais Dieu l'a élevé vers lui (14, 157-158). N'étant pas identifié à son corps, Jésus ne pouvait mourir et, en cela, le Coran continue la tradition gnostique. Un autre texte, l’Évangile de Barnabé, appelé aussi l'Évangile de L'Islam, parce qu'il est postérieur à Mahomet et se situe dans la ligne de l'Islam, nous apporte sur la fin terrestre de Jésus en corrélation avec celle de Judas des indications intéressantes sur la confusion qu'entraîné une compréhension uniquement exotérique d'un enseignement purement ésotérique et sur le recours au mythe pour tenter d'expliquer les invraisemblances. Après avoir annoncé que la nuit du jeudi au vendredi saint, Jésus fut enlevé par les Anges, l'Évangile de Barnabé déclare que Judas, rendu à son insu semblable à Jésus, est arrêté par les soldats romains, le traître devenant la victime du meurtre qu'il avait fomenté. Le texte insiste sur la ressemblance frappante entre Jésus et Judas, à tel point que Marie la mère de Jésus et les disciples ne doutent pas un instant de la mort de Jésus et sont plongés dans la désolation. Pour cette substitution, l’Évangile de Barnabé épouse la christologie coranique et élimine la doctrine paulinienne de la rédemption par la mort et la résurrection de Jésus. La suite du texte raconte comment le corps de Judas a été volé la nuit puis caché afin que le bruit que Jésus était ressuscité puisse paraître vraisemblable. Le texte ajoute que Jésus, pour prouver à sa mère et aux disciples restés fidèles qu'il était vivant, demanda à Dieu la permission de revenir sur terre. On le voit manger avec ses disciples. Cependant trois jours après son retour il est enlevé au ciel après avoir exhorté ses disciples à être ses fidèles témoins. L’Évangile de Barnabé, tardif par rapport à l'ensemble des évangiles apocryphes, continue de voir en Judas le traître. Apparemment, il ne nous est pas d'un grand secours dans notre entreprise de réhabilitation. Néanmoins, tout en cédant au merveilleux et au miraculeux, il nous fournit une indication intéressante en insistant sur la ressemblance physique entre Jésus et Judas. Celle-ci est si saisissante que la substitution n'éveille aucun soupçon. Sur le plan de l'apparence, Judas est réellement l'alter ego de Jésus. La tradition a donc véhiculé en la déformant la gémellité de Jésus et de Thomas, laquelle tient non à des signes extérieurs mais à une même compréhension de l'ultime réalité. Ce qui était intérieur a été extériorisé pour l'élaboration du mythe de la substitution. Remontant à l'origine de l'entropie, on retrouve la ressemblance de Judas avec celui qui lui a dit : « Ne m'appelle plus maître... » (log 13). Pourrait-elle être à ce point parfaite si la vie exprimée par la chair de l'un et l'autre n'était la même? Un tel indice, ajouté aux autres, contribue à faire de Judas un signe de contradictions. Ses adversaires ont beau l'accabler, ils ne réussissent pas à l'identifier au rôle qu'ils veulent lui faire jouer. La conception gnostique de la Résurrection ou de l'Éveil entraîne une compréhension du rôle de Jésus qui est sans commune mesure avec celui que nous rapporte l’Evangile de Barnabé et celui de la conception chrétienne. La Vie dont parle Jésus est antérieure à l'existence terrestre : Heureux celui qui était avant d'exister (log 19). Ceux qui ne meurent pas (log 11) suivant son expression, ont retrouvé, en se départissant de leurs conditionnements personnels, leur vraie nature originelle. Abandonnant une identité usurpée, ils ont découvert avant leur mort physique leur identité vraie, ils ont quitté des croyances chimériques pour assumer leur être ultime. Tout en reconnaissant qu'ils ne sont pas ce corps ni ce mental, ils privilégient cependant le corps par rapport au mental, voyant dans le premier le révélateur du Vivant. C'est ainsi que Jésus manifeste le Père : « Qui m'a vu, a vu le Père », tout en étant identique au Père : « Le Père et moi sommes un ». Ainsi donc, suivant la vision gnostique, Jésus ne s'est pas incarné; il a manifesté le Père comme un miroir renvoie l'image de celui qui s'y reconnaît ; et cette manifestation est appelée Théophanie (du grec Theos, Dieu, et phainein, apparaître). Ce terme chez le gnostique correspond à celui d'Incarnation chez le chrétien : deux vocables qui demandent à être approfondis tant sont importantes les implications qui leur correspondent. Emile Gillabert – Judas Traître ou Initié (extrait) – © Dervy ed. 1989 |
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| Nuit obscure
Si je me réjouis Seigneur Arrache-moi à cette
mort Saint
Jean de la Croix - La Nuit obscure,
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