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Numéro 41 - Mai 2006
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Ami, vous qui êtes de passage… Vous êtes convié à venir visiter régulièrement notre site. Vous y trouverez tous les mois de nouveaux articles sur le thème de « la Tradition », des articles inédits, des poèmes, des études historiques, des manuscrits et des symboles graphiques… |
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| Sommaire
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| RAPPORT de GRAIN (2 Mars 2006)
Sur : http://www.grain.org/nfg/?id=376 Les petits élevages avicoles et les oiseaux sauvages sont injustement rendus responsables de la grippe aviaire qui affecte actuellement plusieurs parties du monde. Un nouveau rapport de GRAIN montre comment l’industrie avicole multinationale est à l’origine du problème et devrait être au centre des actions menées pour maîtriser le virus. L’expansion de la production avicole industrielle et des réseaux commerciaux ont créé les conditions idéales à l’apparition et à la transmission de virus mortels comme la souche H5N1 de la grippe aviaire. Une fois qu’ils ont pénétré dans les élevages industriels surpeuplés, les virus peuvent rapidement devenir mortels et se développer. L’air vicié par la charge virale est transporté sur des kilomètres à partir des fermes infectées, pendant que les réseaux d’échanges commerciaux intégrés répandent la maladie par les nombreux transports d’oiseaux vivants, de poussins d’un jour, de viande, de plumes, d’œufs à couver, d’œufs, de fumier de volaille et d’alimentation animale. « Tout le monde se focalise sur les oiseaux migrateurs et les poulets de basse-cour comme étant le problème, » indique Devlin Kuyek de GRAIN. « Mais ils ne sont pas les vecteurs effectifs de la forme fortement pathogène de la grippe aviaire. Le virus les tue, mais il est peu probable que ce soit eux qui le propagent. » Par exemple, en Malaisie, le taux de mortalité par le H5N1 chez les poulets des villages est seulement de 5%, indiquant que le virus a du mal à se propager dans les petits élevages de poulets. Les manifestations de H5N1 au Laos, qui est entouré par des pays infectés, se sont seulement produites dans quelques fermes industrielles du pays, qui sont fournies par des établissements d'incubation Thai. Les seuls cas de grippe aviaire dans la volaille de basse-cour, qui couvre plus de 90% de la production du Laos, se sont produits à côté des fermes industrielles. Les gouvernements des pays de l’Union Européenne ont répondu à la découverte des cygnes, des oies et des canards morts infectés avec des mesures sévères obligeant à l’enfermement des volailles. Maintenant, ils sont bien embêtés car la première et seule manifestation significative de contamination de volaille domestique s’est déclarée dans un gros élevage industriel de dindes en France, où les 11 000 volatiles étaient confinés, totalement séparés des oiseaux sauvages. « Il apparaît de plus en plus évident, comme on l’a vu aux Pays-Bas en 2003, au Japon en 2004, en Egypte en 2006, que la grippe aviaire mortelle se déclare dans les grosses fermes industrielles et qu’ensuite elle se propage, » explique Kuyek. Le cas de contamination nigérienne qui s’est déclaré au début de l’année a commencé par une seule ferme industrielle, appartenant à un membre du Conseil des Ministres, éloignée des axes principaux de déplacements des oiseaux migrateurs mais elle était connue pour importer des oeufs à couver hors réglementation. En Inde, les autorités locales indiquent que le virus H5N1 est apparu et s’est répandu à partir d'une ferme industrielle appartenant à la plus grande compagnie avicole du pays, les couvoirs Venkateshwara. La question cruciale est de savoir pourquoi les gouvernements et les agences internationales, comme l'Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), ne font rien pour enquêter sur la manière dont les fermes industrielles et leurs sous-produits, tels que l'alimentation animale et le fumier, propagent le virus. Au lieu de cela, ils se servent de la crise comme une occasion d'industrialiser davantage le secteur avicole. Les initiatives se multiplient pour interdire la volaille en plein air, pour évincer les petits producteurs et pour réapprovisionner les fermes avec des poulets génétiquement modifiés. Le réseau de complicités avec une industrie prise dans une série de dénis et de dissimulations semble total. « Les agriculteurs perdent leurs moyens d’existence, les poulets locaux sont éliminés et quelques experts déclarent que nous sommes à l’aube d’une épidémie humaine qui pourrait tuer des millions de personnes, » conclut Kuyek. « Quand les gouvernements réaliseront-ils que pour protéger la volaille et les personnes contre la grippe aviaire, ils doivent les protéger contre l'industrie avicole mondiale ? » * * * GRAIN
est une organisation non gouvernementale
internationale (ONG)
dont le but est de promouvoir
la gestion et l'utilisation durables de la
biodiversité agricole fondées
sur le contrôle exercé par les
populations sur les ressources génétiques
et les connaissances locales. Contact: Devlin
Kuyek, GRAIN, à Montréal, Tél:
+1 514 2737314, Email : devlin (at) grain.org
Web : http://www.grain.org |
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| Interview
de Christian Doumergue troisième partie : du Lazare Veni Foras au Serpent Rouge
Autre fait singulier, le Lazare Veni Foras soi-disant écrit par l´abbé Boudet et dont Christian Doumergue a retrouvé la trace. Pour conclure Christian Doumergue nous parle savamment du Serpent Rouge, ce curieux document déposé à la BN de France le 15 février 1967 et conservé sous sa forme originale en un In quarto de 13 feuillets sous la cote 4L7K 50490. Arcadia - La LdT No 41.
Christian Doumergue - Effectivement… l’Eglise Gnostique était présente à Rennes-le-Château du temps de l’abbé Saunière à travers la personne de Prosper Estieu.
Et bien sûr, cela amena à Rennes d’autres membres de l’Eglise Gnostique, très implantée dans la région. C’est par exemple au sommet de la « colline inspirée » que Déodat Roché, un autre représentant éminent de l’Eglise Gnostique (et, on le sait, un des plus actifs concernant les diverses campagnes de recrutement du groupe !), rencontra Estieu pour la première fois. Cette première rencontre entre ces deux figures majeures du néo-catharisme eut lieu le jeudi 2 août 1900. Dans une lettre écrite l’avant-veille, donnée dans mon livre, Roché se félicitait de l’imminence de cette rencontre avec celui qu’il nomme « Mon cher frère en albigéisme ». Point de rencontre important, Rennes était alors un pôle de rayonnement tout aussi capital. En 1896, quelques années avant son arrivée à Rennes, Estieu avait fondé la revue Mont-Segur. C’était l’organe officiel de l’« Escolo de Mount-Segur », un groupe félibréen très ancré dans le Catharisme, qu’il avait créé avec son ami le banquier Arthur Caussou. Estieu y dénonçait en Occitan les horreurs de la Croisade contre les Albigeois et, bien évidemment, glorifiait ces derniers… Momentanément interrompue en 1899, c’est à Rennes-le-Château que la revue avait refait son apparition en 1900… Cette très forte présence de l’Eglise Gnostique à Rennes à l’aube du XXe siècle n’est pas sans poser questions concernant l’abbé Saunière et ses constructions. On sait que l’Eglise Gnostique cherchait à recruter parmi les prêtres qui avaient à pâtir de leur hiérarchie. Dans une missive adressée au docteur Fugairon le 28 décembre 1899, Déodat Roché s’enquit auprès de son correspondant établi à Ax les Termes : « Connaissez-vous les prêtres de l’Ariège qui passent pour ne pas être bien soumis à l’Eglise Romaine ? » Saunière qui devait publiquement s’allouer le titre de « prêtre libre » quelques années plus tard constituait le candidat idéal ! Il était en outre très proche de la famille Roché… Pourtant, il est peu probable qu’il ait jamais adhéré à l’Eglise Gnostique. Si tout dans son comportement signale un catholicisme resté intègre y compris lors de la grande crise avec l’Evêché de Mgr de Beauséjour, d’autres indices nous permettent d’être très affirmatifs à ce sujet. Lors de sa retraite religieuse à Prouille, on voit en effet l’abbé Saunière, dans les très intimes lettres à Marie, saluer le souvenir « précieux » (tel est le mot qu’il emploie) de Saint Dominique. A Rennes, il est en conflit ouvert avec Estieu, dont il parvient à obtenir le départ en 1903, après une crise qui demanda plusieurs interventions extérieures… Cela laisse penser que l’Eglise Gnostique n’a pas influencé l’abbé Saunière… Il est par contre plus que certain que les archives que ses activités dans la région ont laissées ont directement alimenté le discours que devait plus tard tenir Pierre Plantard… Non seulement on retrouve chez ce dernier l’idée que la tombe du Christ est à Rennes-les-Bains (or, dés 1897, le Docteur Fugairon avait postulé de la présence de la tombe du Christ dans le Sud de la France, et lui, Roché et Doinel conduisaient des recherches dans la région de Rennes !) mais certains détails dans la réapparition de l’Affaire de Rennes dans les années 1950 font sens. Par exemple, Noël Corbu (qui a très certainement hérité de documents importants : les recherches de Michel Vallet et Franck Daffos le confirment !) prétend que le trésor qui fit la fortune de l’abbé Saunière était celui de Blanche de Castille… quand un des plus importants travaux de recherche de Doinel portait, précisément, sur celle-ci ! Arcadia - Vous avez retrouvé la trace du Lazare Veni Foras, l´ouvrage mythique attribué à l´abbé Boudet qu’en est-il au juste ? Vrai ou Faux ? Christian Doumergue - Faux ! Mais, comme tous les faux générés dans l’Affaire de Rennes à un certain moment et par certaines personnes, un faux qui pose questions… C’est en 1965, dans Les descendants mérovingiens ou l’énigme du Razès wisigoth (un des opuscules apocryphes déposés de manière anonyme à la Bibliothèque Nationale de France) qu’est mentionné pour la première fois ce soi disant livre maudit de l’abbé Boudet dont l’Evêché de Carcassonne aurait commandé la destruction systématique à cause de l’hérésie qu’il contenait. Par la suite, Gérard de Sède sous l’impulsion de Pierre Plantard, fera de multiples allusions, plus ou moins discrètes, à cet ouvrage. Celui-ci, jamais fourni par ceux qui le mentionnèrent pour la première fois, fit son apparition en 1978 par l’intermédiaire d’une petite annonce parue dans le numéro d’octobre de la revue L’Autre Monde... Il va sans dire que la reproduction fournie aux intéressés sous formes de photocopies (une abondante vie de Marie-Madeleine) n’a sans doute rien à voir avec l’abbé Boudet. Ce qui importe de noter à ce sujet, c’est, une fois de plus, ce qui se cache derrière la mystification. La lettre accompagnant l’envoi est à ce sujet particulièrement importante : comme dans les apocryphes de la BNF ou la prose de Gérard de Séde, est à nouveau sous-entendu que se trouve à Rennes-les-Bains une sépulture importante, où reposerait, cette fois... Lazare, le ressuscité de Béthanie, qui aurait terminé ses jours dans la petite station thermale romaine... « Pas plus que La Vraie langue celtique, ce livre n’apporte, de prime abord, des indications évidentes sur l’emplacement de la tombe de Lazare ou sur un des dépôts précieux de Rennes. Cependant, quelques lieux des environs de Rennes où Lazare vint en cure thermale, et pour d’autres raisons, y sont décrits de manière allusive mais précise dans un style particulier à l’Abbé Henri Boudet. » y lit-on ! On ne sait rien de l’auteur de cette mystification, un certain Nacim Djama, sinon qu’il résidait alors à Toulouse. Ce qui est tout de même troublant lorsque l’on connaît quelle importance avait Toulouse fin XIXe / début XXe pour l’Eglise Gnostique ! Déodat Roché y séjourne et c’est là qu’est établi, au 48 rue de la République, le siège de « La Gnose Moderne » le journal « officiel » de l’Eglise Gnostique édité par Roché et Fugairon ! Quant au livre dont j’ai pu me procurer une copie, un ouvrage assez gros dont je n’ai pu identifier le modèle, il s’agit d’une vie de Marie-Madeleine tout à fait conventionnelle... qui aurait put être rédigée, au vue des références qui y figurent, fin XIXe / début XXe. Les illustrations qu’il comporte, très Art Nouveau, et dont quelques unes sont reproduites dans mon livre, vont également dans le sens de cette datation. Arcadia - Une grande partie de votre travail tend à démontrer que le document connu sous le nom de Serpent Rouge, que l'on retrouvera in extenso dans votre livre avec une introduction de votre main, est en réalité un document d´une extrême importance, a bien replacer dans un contexte favorable, racontez-nous cela s´il vous plait ? Christian Doumergue - Serpent Rouge est en effet un texte essentiel. Il fait parti de ces écrits que l’on appelle apocryphes et qui ont été déposés de manière anonyme à la BNF sous l’impulsion de Pierre Plantard. Pour cette raison, le texte a été entouré d’une très forte suspicion, et beaucoup le considèrent encore comme un faux de plus créé par Plantard pour servir sa mythomanie...
Dernièrement, lors d’une conférence qui s’est tenue à Paris le 8 avril, Franck Daffos et Michel Vallet ont révélé publiquement le nom de l’auteur du Serpent Rouge et donné une date de composition du texte, que Plantard après en avoir hérité par Noël Corbu, se contenta de remettre en forme... Il s’agit d’un prêtre dont le nom n’avait été jusque là jamais abordé dans l’Affaire de Rennes. Ces révélations, et la prochaine publication dont elles feront l’objet, devraient mettre fin une fois pour toutes au discrédit dont on a trop longtemps entouré ce recueil de treize sentences… Ceci étant, en apprécier la complexité suffit à cela ! C’est cette complexité, qui, bien avant les dernières découvertes sur Serpent Rouge m’avait convaincu de son « authenticité »… Serpent Rouge est en effet un texte d’une construction particulièrement élaborée, trop élaborée pour être le fruit d’une quelconque manipulation à visée égocentrique ! Je donne dans mon ouvrage la façon dont il faut lire cet ensemble de treize maximes en démontrant comment systématiquement plusieurs niveaux de lecture se superposent et comment, chaque mot, est susceptible de renvoyer simultanément à trois sens différents. Ces trois niveaux de lecture sont d’ordre historique (l’auteur évoque l’origine de la cache de Rennes-les-Bains et ce qu’elle contient) ; toponymique (il situe la cache, qui est décrite : c’est un tombeau…) ; enfin, alchimique… Mais permettez moi de donner un exemple, pour être parfaitement clair dans mon propos. L’auteur de Serpent Rouge désigne la morte dont il prétend avoir retrouvé la sépulture à Rennes-les-Bains sous le nom de « REINE du Castel ». Une première lecture du terme – que l’on qualifiera d’historique - permet d’identifier la défunte à Marie-Madeleine, identification confirmée par bien d’autres éléments du texte. D’après les hagiographies médiévales Marie-Madeleine est en effet une princesse de sang royal. Voilà qui justifie son titre de Reine. En outre, St Jérôme, donne pour origine au mot « Magdala » le mot hébreux migdal qui signifie « tour ». Odon, à sa suite, y verra un sens historique. Tour étant au moyen-âge synonyme de château, il en conclut que Madeleine possédait un château et donc, selon le modèle féodal, était issue de la haute noblesse... Cette lecture allait prédominer durant tout le moyen-âge et l’époque moderne et explique que dans de nombreuses hagiographies de Marie-Madeleine, il est noté qu’elle fut surnommée Magdeleine par rapport au château de Magdalon, dont elle avait hérité et qu’elle habitait… D’où son titre de « REINE du Castel » dans Serpent Rouge ! A cette lecture, s’ajoute une seconde, qui la complète. C’est une lecture toponymique. « REINE du Castel » désigne dans cet autre niveau de compréhension du texte… Rennes-le-Château, qui est à envisager ici comme un point de repère à observer depuis un point bien précis des environs de Rennes-les-Bains… Pour certains termes – à commencer par le titre même du recueil, qui est un terme alchimique et désigne, dans le même temps, une certaine portion de la Salz ! – se superpose à ces deux lectures une lecture alchimique dont la portée est difficile à déterminer… mais qui est partie intégrante d’un texte dont quiconque s’y intéressera avec application ne cessera de découvrir l’incroyable richesse… Arcadia © La lettre de
THOT No 41, mai 2006 (3) DR. « L'Affaire de Rennes-le-Château » est paru aux éditions Arqa. En rubrique > Boutique sur le site de Thot – http://thot-arqa.com |
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Péladan boit du Coca-Cola ! (2)
Le journaliste français d’investigation William Reymond, auteur notamment d’une excellente étude sur JFK, Le dernier témoin, voir son site internet : vient d’écrire dans la même veine, c’est-à-dire avec une grande rigueur d’analyse et des recherches incomparables un ouvrage intitulé « Coca-Cola, l’enquête interdite », un livre qui met mal à l’aise, tant on pourrait croire qu’il s’agit d’une fiction, ou d’un bon scénario d’un film hollywoodien, il ne s’agit en fait que de réalité…
Voici pour édifier nos lecteurs, un extrait de l’interview que donna William Reymond au journal Le Matin du 4 février 2006, interview de Serge Bressan : Dans votre livre, vous rappelez que, dès le début, la légende est basée sur un mensonge... En effet, alors qu'on nous a toujours dit que la boisson avait été baptisée Coca-Cola parce que c'était poétique, on a caché qu'elle a été inspirée par la composition d'un vin corse - le vin Mariani -, qu'elle était alcoolisée et qu'elle contenait de la cocaïne... Dès ses débuts, Coca-Cola s'est imposé sur une fausse légende. « Coca-Cola, l'enquête interdite » révèle aussi le rôle de la compagnie d'Atlanta pendant la Seconde Guerre mondiale... C'est sûrement le point fort de mon livre. Des révélations que j'ai découvertes à l'Université Emory d'Atlanta. Dans les papiers personnels de Robert Woodruff - président de la compagnie dès 1923 et pendant plus de soixante ans -, je trouve des mémos sur les années 1939, 1940 et 1941. Très clairement, il y est dit que Coca-Cola soutient l'effort de guerre des Etats-Unis... ce qui lui évite de payer des impôts ! Et puis je tombe sur une série de documents sur le problème allemand. En 1939, avec 100 millions de bouteilles vendues, l'Allemagne est le deuxième marché de la marque. Woodruff est catégorique: il faut contrer le blocus anglais et continuer de vendre Coca-Cola aux Allemands. Le sirop part du port roumain de Constanza, transite par la Suisse pour arriver finalement en Allemagne. La Suisse devient alors une boîte aux lettres pour Coca-Cola. Autre découverte: la société d'Atlanta a fait travailler, pendant la période de la guerre, des travailleurs forcés. On est bien loin de la légende de la boisson amenée en Europe par les soldats américains de la Libération... La suite de l’interview à découvrir sur : http://www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatinheadactu/0/sale_coup_pour_la.html Un livre qui en tout cas ne laisse pas indifférent… Et qui remet en question bien des certitudes que l’on pouvait avoir sur la marque d’Atlanta… Quant à la propagande… Thierry
E Garnier © La LdThot No 40,
avril 2006. |
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| La Résurrection de Judas
Or,
indépendamment de tout contexte
religieux ou dogmatique il semble intéressant
de se poser la question : A nous d’en tenir compte et de savoir apprécier, au-delà des préjugés saumâtres, ces fanaux dans la nuit. Arcadia – La LdT No 41- Mai 2006 L'Evangile de Judas Après avoir disparu pendant près de 1.700 ans, la seule copie connue de l'Evangile de Judas, rendue publique jeudi, révèle les relations de celui-ci avec Jésus sous un jour différent du traître l'ayant vendu aux Romains. Le manuscrit de 25 pages en papyrus, écrit en copte dialectal, révélé par la revue américaine the National Geographic, a été authentifié comme datant du 3e ou 4e siècle. C'est une copie d'une version plus ancienne rédigée en grec. Contrairement à la version des quatre Evangiles officiels, ce texte indique que Judas était un initié ayant trahi Jésus à la demande de ce dernier pour assurer la rédemption de l'humanité. Le passage clé du document est attribué à Jésus disant à Judas : « Tu les surpasseras tous. Tu sacrifieras l'homme qui m'a revêtu ». Selon les exégètes, cette phrase signifie que Judas contribuera à libérer l'esprit de Jésus en l'aidant à se débarrasser de son enveloppe charnelle. « Cette découverte spectaculaire d'un texte ancien, non-biblique, considéré par certains experts comme l'un des plus importants mis au jour depuis les 60 dernières années, étend notre connaissance de l'Histoire et des différentes opinions théologiques du début de l'ère chrétienne », a souligné Terry Garcia, un des responsables de la revue américaine. L'existence de l'Evangile de Judas avait été attestée par le premier évêque de Lyon, la capitale des Gaules (France), Saint-Irénée, qui l'avait dénoncé dans un texte contre les hérésies vers le milieu du IIe siècle. « La découverte étonnante de l'Evangile de Judas comme de ceux de Marie-Madeleine et de nombreux autres de ces documents dissimulés pendant près de 2.000 ans bouleverse notre compréhension de l'aube du christianisme », a estimé Elaine Pagels, professeur de religion à l'université de Princeton et l'une des grandes spécialistes mondiales des évangiles gnostiques. « Ces découvertes font voler en éclat le mythe d'une religion monolithique et montrent combien le mouvement chrétien était réellement divers et fascinant à ses débuts », a-t-elle ajouté. Le document bordé de cuir a été découvert dans les années 70 dans le désert égyptien près de El Minya. Il a ensuite circulé parmi les courtiers en antiquités pour se retrouver d'abord en Europe puis aux Etats-Unis où il est resté dans un coffre d'une banque à Long Island (New York) pendant 16 ans avant d'être racheté en 2000 par l'antiquaire suisse Frieda Nussberger-Tchacos. Inquiet de la détérioration du manuscrit, l'antiquaire l'a confié à la fondation suisse Maecenas en février 2001 afin de le préserver et de le traduire. Après avoir restauré le document, le travail d'analyse et de traduction a été confié à une équipe de coptologues dirigée par le professeur Rudolf Kasser, un retraité de l'Université de Genève. Celui-ci a dit ne jamais avoir vu un manuscrit en aussi mauvais état. Des pages étaient manquantes, le haut des pages où figuraient les numéros s'était brisé et il y avait près d'un millier de fragments. Pour reconstituer « le puzzle le plus complexe jamais créé par l'Histoire », le professeur Kasser a été épaulé dans sa tâche par le conservateur du papyrus, Florence Darbre, et l'expert en copte dialectal Gregor Wurst de l'université d'Augsburg (Allemagne). Le document, appelé « Codex de Tchacos », sera remis à l'Egypte et conservé au musée copte du Caire. Le National Geographic y consacre un long article dans son numéro de mai et ouvrira une exposition le 7 avril à son siège à Washington où le public pourra voir des pages du manuscrit. La revue, en collaboration avec la fondation Maecenas, présentera aussi aux Etats-Unis un documentaire de deux heures sur sa chaîne de télévision cablée le dimanche 9 avril. Le manuscrit a été traduit en anglais, allemand et français et fait aussi l'objet de deux ouvrages. Source
AFP © DR - Washington Judas Traître ou Initié (1) Parlant des évangiles, Celse, vers 180, écrit dans le Discours vrai : « La vérité est que tous ces prétendus faits ne sont que des mythes que vous-mêmes avez forgés sans seulement parvenir à donner à vos mensonges une teinte de vraisemblance, bien qu'il soit de notoriété que plusieurs parmi vous, semblables à des gens pris de vin qui portent la main sur eux-mêmes, ont remanié à leur guise, trois ou quatre fois et plus encore, le texte primitif des évangiles, afin de réfuter ce qu'on objecte. » (C. Celse, 11.27) Moins suspect d'hérésie que Celse, Saint-Irénée (vers 140 - 2o2/203) est connu surtout comme adversaire des gnostiques. Il adjure les copistes de faire attention à ce qu'ils transcrivent (H. E., V. 20.2). Il se plaint de ceux qui, dans la traduction d'un texte, s'estimant plus habiles que les apôtres, ne craignent pas de les corriger (Adv. omn. haer., V, 2.3). Mais c'est surtout saint Jérôme au IVe siècle qui se plaint des malversations que les textes ont subi. Chargé par le pape Damase d'établir sur le texte grec une version latine correcte, saint Jérôme signale comme première pierre d'achoppement à l'établissement du texte primitif la pratique des harmonisations : « ... bien des erreurs se sont glissées dans nos manuscrits. Sur le même sujet, un évangile est plus long, l'autre, jugé trop court, a subi des additions. Ou bien encore, quand le sens est le même, mais différente l'expression, telle personne, lisant d'abord l'un des quatre évangiles, a jugé bon de corriger tous les autres d'après celui-ci. Il en résulte que chez nous tout est mélangé; qu 'il y a chez Marc bien du Luc et du Matthieu; chez Matthieu bien du Luc et du Jean et ainsi de suite (Praef. in quarto E., P. L., XXIX, 526-527). L'harmonisation des textes devait tenir compte de données difficiles à concilier comme la théologie des judéo-chrétiens avec celle des pauliniens; cela n'a pas effacé les traces des rivalités entre Pierre et Paul ni les contradictions. L'Apôtre écrit que l’évangélisation des incirconcis est confiée à Paul et celle des circoncis à Pierre par les notables de Jérusalem (Gai. 27-9). D'après les Actes Dieu a choisi Pierre pour que la Bonne Nouvelle soit annoncée aux païens (Ac 15.7) etc. La tentative de concordance des textes devait surmonter une autre difficulté. L'incompréhension de l'entourage de Jésus, l'abandon et la fuite des apôtres, la passion et la mort de Jésus, le Vivant par excellence, rien n'annonçait la gloire inopinée du Ressuscité. Comment ménager la transition? Un texte important, le livre d'Isaïe, vint au secours des rédacteurs évangéliques. Les poèmes d'Isaïe célèbrent le passé douloureux et l'avenir glorieux d'Israël sous la figure du Serviteur de Yahvé. La captivité d'Israël et les tribulations qui en résultent sont un juste châtiment de Yahvé contre les fautes de son peuple. Mais Yahvé n'oublie pas sa promesse : Je suis ton Dieu et tu es mon peuple. Il châtiera les oppresseurs idolâtres, détruira Babylone, édifiera une Jérusalem éternelle et le peuple élu régnera sur les nations et connaîtra une jubilation sans fin. Le Serviteur de Yahvé assume les maladies et les souffrances de son peuple, il est transpercé par les iniquités des siens, broyé par leurs péchés et il donne sa vie en rançon avant d'être merveilleusement glorifié. Les esséniens ont vu dans le Serviteur de Yahvé la figure et l'annonce prophétiques du Maître de Justice. Un siècle plus tard, les chrétiens à leur tour y verront la figure et l'annonce prophétiques de Jésus de Nazareth. Paul montre dans ses écrits comment Jésus, en venant réaliser les prophéties, se substitue dans son sacrifice au Serviteur de Yahvé : II a été livré à cause de nos fautes (Rm 4.25), correspond à Isaïe (53.12) : Dieu l'a livré pour nous tous. Romains (8.22) se rapporte à Isaïe (53.6) etc. En définitive, pour que se réalisent les prophéties messianiques, le peuple élu ne fit que changer de maître. Renan l'avait déjà signalé : Le christianisme, écrivait-il, c'est le second Isaïe, ressuscitant à six cents ans d'intervalle..., il est de beaucoup le livre qui a le plus fourni au christianisme. Il a passé presque tout entier dans la prédication et la liturgie de l'Église (Histoire du peuple d'Israël, œuvres complet. VI, p. 1038). Quant à l'imminence du jugement dernier, elle trouve son inspiration et sa justification dans les livres de Daniel et d'Hénoch. Jésus fut identifié au Fils de l'Homme qui devait venir sur les nuées du ciel pour juger les vivants et les morts. Les juifs continuèrent à refuser de voir en Jésus de Nazareth le Messie attendu. C'est pourquoi le judaïsme fut livré à l'encan par les chrétiens. Après les esséniens, ils crurent qu'ils représentaient la Nouvelle Alliance. La rupture avec le judaïsme s'accompagna d'une appropriation de l'Ancien Testament et d'une réinterprétation en fonction du Ressuscité qui marquait le début de la réalisation des prophéties, d'où les additions et les remaniements multiples qu'ont eu à subir les textes évangéliques. Dans son ouvrage La Genèse des Dogmes chrétiens, Louis Rougier écrit : jusqu'à la fixation du Canon du Nouveau Testament dans le dernier quart du ne siècle, les textes ont été exposés à des multiples périls : étourderies des copistes, malice des hérétiques, zèle pieux des orthodoxes, remaniements des harmonisateurs, interprétation des exégètes. Au fur et à mesure que les croyances évoluaient, les mêmes mots, les mêmes expressions changeaient de sens. Une accumulation de couches rédactionnelles venait grossir et amplifier des recueils de paroles ou de récits à l'origine très rudimentaires. Les rédacteurs travaillaient de seconde main (p. 252). Luc n'a pas procédé autrement; il l'écrit lui-même : (1.1-3) Puisque beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, tels que nous les ont transmis ceux qui figurent dès le début, témoins oculaires et serviteurs de la Parole, j'ai décidé, moi aussi, après m'être informé soigneusement de tout depuis les origines, d'en écrire pour toi l'exposé suivi, illustre Théophile. (à suivre…) Emile Gillabert – Judas Traître ou Initié (extrait) – © Dervy ed. 1989
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