le mensuel des Lettres et des Symboles

Numéro 40 - Avril 2006

N°39

N°41


Ami, vous qui êtes de passage…
 
Vous êtes convié à venir visiter régulièrement notre site.
 
Vous y trouverez tous les mois de nouveaux articles sur le thème de « la Tradition », des articles inédits, des poèmes, des études historiques, des manuscrits et des symboles graphiques…  

 

Sommaire




Collision d'un astéroïde avec la Terre

Frayeurs attendues pour 2102


Les scientifiques ont calculé qu'un gros morceau de roche cosmique présentait une faible possibilité, de l'ordre d'un sur mille, de venir percuter la Terre au début du siècle prochain, en provoquant des destructions massives, a indiqué jeudi un spécialiste de la Nasa.

L'astéroïde, baptisé 2004 VD17, mesure 500 mètres de long et pèse un milliard de tonnes. Son impact déchaînerait 10.000 mégatonnes d'énergie, soit l'équivalent de l'explosion de toutes les armes nucléaires de la planète.

Le danger potentiel présenté par l'astéroïde avait été rapidement perçu après sa découverte le 27 novembre 2004. La possibilité d'une collision avec notre planète le 4 mai 2102 avait alors été évaluée à 1 pour 3.000.

De nouvelles observations et des calculs complémentaires ont désormais porté le risque encouru « à un peu moins de 1 pour 1.000 », a indiqué David Morrison, un expert de la Nasa spécialisé dans les corps célestes proches de la Terre, dans un texte diffusé par courrier électronique.

2004 VD17 devient ainsi l'astéroïde le plus susceptible d'entrer en collision avec la Terre, dans un scénario maintes fois abordé par les ouvrages de science-fiction. « Le risque d'un impact au cours du prochain siècle est plus élevé que pour tout autre astéroïde connu », a souligné M. Morrison, en relevant toutefois que cette possibilité restait extrêmement faible.
- VD17, qui était jusqu'ici classé "vert" ("mérite une surveillance attentive") dans l'échelle Torino des accidents cosmiques, a été porté à "jaune" ("mérite l'attention"). L'échelle compte deux autres niveaux: "orange" ("passage rapproché") et "rouge" ("collision certaine").

La Nasa et le laboratoire américain Jet Propulsion Laboratory (JPL) n'ont pas précisé à quelle distance de la Terre l'astéroïde pourrait passer.

« Heureusement, il nous reste encore près d'un siècle avant que VD 17 viennent nous effleurer. Cela devrait nous laisser amplement le temps nécessaire pour préciser son orbite et, plus probablement, déterminer que l'astéroïde va éviter la Terre », a relevé le scientifique.

Le danger le plus pressant pour notre planète était jusqu'ici celui présenté par 99942 Apophis, un rocher de moins de 100 millions de tonnes, mesurant 300 mètres de long. Mais le risque de le voir heurter la Terre le 13 avril 2029 a été revu à 1 pour 5.000. Ce dernier devrait finalement la frôler à 36.350 kilomètres, soit légèrement au dessus des satellites placés en orbite géostationnaire, selon le site internet du Centre des planètes mineures de l'Union astronomique internationale.

On attribue généralement à la collision d'un astéroïde la disparition des dinosaures qui ont longtemps dominé la Terre. L'impact d'un gros corps céleste dans la péninsule du Yucatan (Mexique), il y a 65 millions d'années, aurait projeté des milliards de tonnes de poussières dans l'atmosphère, qui ont bloqué la lumière du soleil, entraînant un dépérissement de la flore et la mort des animaux herbivores.

Agence France Presse du 2 mars 2006.

Sommaire


Zoocryptologie

Une Science secrète au service des Gouvernants Invisibles


Selon une information confidentielle, mais de source sûre, publiée le 17 mars dernier dans le Washington Post et reprise le lendemain in extenso par l’Agence Associated Press, une section spéciale de la CIA, baptisée « Deep Throat » mènerait à bien dans le plus grand secret, des recherches poussées en laboratoire, sur un site localisé il y a peu, mais impénétrable, connu sous le nom de « Base 51 » et concernant des découvertes récentes de la plus grande importance effectuées lors d’une mission dans une région quasi inaccessible au nord-ouest des contreforts de l’île de Bornéo. Une équipe de scientifiques de haut niveau comprenant notamment le prix Nobel canadien Ben Wilson, encadrée par un groupe paramilitaire fortement armé, aurait pénétré dans une zone occupée depuis le XIXe siècle, et peut-être même auparavant, par une tribu aborigène et semble-t-il anthropophage, totalement inconnue des ethnologues. Le but de cette mission, capturer et ramener vivante, une créature sauvage mi-homme mi-bête, localisée là depuis les années 1960 par certains explorateurs aventuriers et identifiée comme étant « d’aspect simiesque », au poil brun-roux, d’environ 2,5 mètres de hauteur et 180 Kg environ, légèrement voûté, marchant parfois à quatre pattes, mais pouvant aussi courir sur ses jambes postérieures, selon certains témoignages oculaires. (Particularisme de la nature ? Déformation génétique ? Adaptation à l'environnement ?...) Quoi qu'il en soit, cette singularité est sans doute aussi ancienne que l'animal lui-même, puisqu'on la retrouve, fidèlement reproduite, sur une peinture rupestre des grottes de Gua Mardan (Nouvelle Guinée) (1), peinture datée au carbone 14 de - 10 000 ans avant notre ère !

En cette époque où la bio-diversité est en chute libre, le cas de la créature sauvage de Bornéo, au même titre que l’Enfant-Loup du Tarn (France) capturé en 1797 (2) ou le Yéti du Tibet est en tout cas à prendre avec la plus grande considération, tant les recherches en matière de Cryptozoologie n’ont jamais été aussi importantes que depuis ce début de millénaire. Habitant des hautes montagnes, cet « homme-mammifère » étrange ne fut connu officiellement selon certaines sources qu'après le Moyen Age, autour du XVIe siècle, grâce à quelques parchemins non datés avec précision, de la bibliothèque de Jingshi (Chine - Pékin) (3). Les innombrables tentatives de l'homme pour le capturer - ou même simplement l’approcher – furent jusqu’à aujourd’hui toujours réduites à néant.

Pourtant, un film de « l’animal » et des photographies ont bien été réalisés sur place (voir notre document) par l’équipe américaine (4). Les scientifiques les plus compétents en ce domaine ont considéré qu’il pouvait s’agir là d’une survivance possible de l’improbable « chaînon manquant », fameuse hypothèse controversée, permettant de faire le lien assurément entre l’animal et l’Homo Sapiens. Un article à paraître prochainement, du Professeur Ruppert Sibley fils du célèbre Charles Sibley (1917 - 1998), biologiste moléculaire, dans l’incontestée revue « Nature », fait état d’une composition ADN de la bête carnivore tout à fait exceptionnelle et totalement inconnue à ce jour et peut être même de type « exoterrestre » ! Faute d’éléments plus concrets, pour l’instant, le département d’état américain a fait savoir par l’intermédiaire de son porte parole, M. Adam Ereli, répondant aux questions et investigations des journalistes de la presse spécialisée que « rien en l’état actuel des choses ne permettait de valider cette hypothèse », allant même jusqu’à nier l’existence de la créature de la jungle de Bornéo.

Plusieurs membres du groupe écologiste néo-zélandais « Wild Greens » et certains hauts responsables du WWF, qui ont localisé l’endroit de la capture ont décidé de mettre sur pied une expédition en coopération avec l'Institut indonésien de la recherche scientifique pour partir à la recherche d’autres spécimens identiques à « l’animal » séquestré par les services secrets américains sur la zone 51 (5), dans le Nevada (Nellis Air Force Range). Des dizaines d'espèces rares ou nouvelles - grenouilles, papillons, plantes et oiseaux - ont déjà été trouvées sur certaines parties de l’île. L'oiseau dit "mangeur de miel" à tête orange (6) est le premier inconnu découvert sur l'île en plus de 60 ans, selon les précisions du Conservatoire international. « C'est ce qu'on fait de plus proche du Jardin d'Eden sur terre », a déclaré le vice-président du Centre mélanésien pour la préservation de la biodiversité de l'organisation écologiste. Et Bruce Beehler (7) d'ajouter : « Le premier oiseau qu'on a vu à notre camp était une nouvelle espèce. Il y avait aussi plein de grands mammifères qui sont en voie de disparition ailleurs à cause de la chasse… Mais pour l’instant rien concernant la créature !... a-t-il ajouté. Les chercheurs ont pu attraper à la main sans difficulté deux échidnés, mammifères ovipares insectivores de Nouvelle-Guinée et Australie peu connu, et capturer un grand mammifère encore jamais été vu en Indonésie, le kangourou arboricole. On ne le savait jusque là présent que sur une montagne de Papouasie-Nouvelle-Guinée. »

En tout état de cause, si cette découverte mondiale était confirmée, ce serait la première fois dans l’histoire de l’humanité, qu'une nouvelle espèce de mammifère carnivore à station debout, d’une telle envergure, plus de 2 mètres de haut, serait identifiée, selon l'organisation écologiste. (Cependant il nous faut noter que des sources confidentielles font état de l’infiltration au sein de ce groupement d’écologistes de certains agents de désinformation de la CIA, ce qui expliquerait le black out total entourant cette affaire…)

Le prix Nobel de physique, Georges Charpak, interrogé sur cette découverte, qu’il a qualifiée de « grotesque », met en doute cette information. Or l’on connaît les prises de positions radicales - pour ne pas dire plus - du scientifique français concernant tous les domaines du paranormal… Le plus extraordinaire de la situation met toutefois en rapport les similitudes extrêmement étranges de l’ADN de la créature découverte par l’équipe de scientifiques américains et les recherches très discrètes et classées « confidentiel défense » - niveau 5 – (niveau maximum sur une échelle de 5) de certains laboratoires US dépendant du Pentagone et se consacrant exclusivement au génie génétique et notamment au clonage permettant le croisement de différentes races animales et peut-être même humaines. Si cela était, et cette information corroborée, cela voudrait dire que la capture de cette étrange créature, (information toujours conservée secrète à ce jour par les militaires US et totalement censurée par toutes les grandes chaînes TV et grands groupes de presse aux Etats-Unis), n’aurait d’autre but que de conforter certaines recherches très problématiques concernant la Cryptozoologie et ce dans des domaines à la fois scientifiques et militaires. Néanmoins les fuites révélées par le Washington Post augurent d’un possible remaniement des services secrets américains, c’est en tout cas ce que semblaient craindre certains conseillers bien informés à la Maison Blanche et dans l’entourage direct de Georges W. Bush, qui ne s’est pas encore prononcé sur le sujet, mais qui ne pourra de toute façon pas éviter indéfiniment les questions indiscrètes de la presse de son pays, c’est en tout cas le vœu de plus de 65,3 % de ses concitoyens, interrogés sur cette découverte stupéfiante dans un sondage récent.

Douglas Fish traduit de l’américain avec l’aimable autorisation de l’auteur
par Thierry E. Garnier, © & Droits Réservés - Pour la Lettre de Thot No 40 – Avril 2006.

.(1) (Arcadia - NdlR) sur la Grotte ornée de Gua Mardan (Nouvelle Guinée) voir :
http://www.speleo.fr/cv_luc.htm

(2) (Arcadia - NdlR) sur l’Enfant-Loup du Tarn voir :
http://home.tiscali.be/frederic.staes3/x-enfantsauvage.htm

(3) (Arcadia - NdlR) voir sur :
http://fr.chinabroadcast.cn/1/2005/01/27/48@54539.htm

(4) Cet «animal» absolument méconnu a fait l'objet de quelques rares articles de presse récents - mais très peu relayés pour cause de censure - aux Etats-Unis et en Europe. Nous remercions ici Mr Douglas S. Fish, de son autorisation pour la reproduction de son article et reproduisons une photographie de la créature ci-dessus avec l'aimable autorisation des auteurs Martin Schandlers & Jonathan Lekbowsky - © DR Nature Corp id, et Washington Post © DR. Cette découverte extraordinaire relance véritablement en tant que science officielle du XXIe siècle la Cryptozoologie en tant que telle, notre article sur le monstre du Loch Ness, voir la [LdThot No 39], concernant les recherches ultra-secrètes effectuées par l’armée britannique pour identifier l’animal marin à l’aide de dauphins, démontre si besoin était l’importance bien réelle qu’accordent dans l’ombre les services secrets, des gouvernements concernés, à la Cryptozoologie… la [LdThot].

(5) (Arcadia - NdlR) voir sur :
http://ufologie.net/htm/nafrf.htm

(6) (Arcadia - NdlR) voir sur :
http://www.lefigaro.fr/sciences/20060209.FIG000000069_un_bestiaire_extraordinaire_decouvert_en_papouasie.html

(7) (Arcadia - NdlR) voir sur :
http://www.futura-sciences.com/news-decouverte-monde-perdu-papouasie-jardin-eden_8201.php

Sommaire




L'Affaire de Rennes-le-Château (2)

Interview de Christian Doumergue
En exclusivité pour la Lettre de Thot

Deuxième partie : QUAND UN ABBÉ EN CACHE UN AUTRE

 

Pour ce mois-ci, dans cette seconde partie de l´interview, nous avons décidé avec Christian Doumergue de mettre l´accent sur trois personnages inconnus ou mal connus des chercheurs, nous voulons parler de Sébastien Kneipp, Alfred Saunière et le Docteur Fugairon.

Arcadia - La LdT No 40.

Arcadia – Christian Doumergue vous avez exhumé une figure totalement inconnue par les chercheurs s’intéressant au mystère, il s’agit de Sébastien Kneipp. Qui était-il au juste ?

Christian Doumergue – Pour résumer, disons qu’il s’agissait d’un prêtre allemand très en vogue dans les dernières années du XIXe siècle pour l’étonnant système de thérapie aquatique qu’il avait mise au point et dont il détailla les principes à travers trois ouvrages qui connurent un succès conséquent à travers toute l’Europe.

Sébastien Kneipp était né le 17 mai 1821 à Stefansried. Issu d’une famille pauvre, et aspirant néanmoins à la prêtrise, il avait mis toute son énergie d’enfant puis d’adolescent à essayer d’entamer des études. Cela ne fut guère facile, puisqu’il devait ce faisant travailler pour subvenir aux besoins familiaux. Et bien sûr, ce qui devait arriver, arriva. Il s’épuisa à la tâche, et la médecine le crut perdu lorsqu’elle le découvrit atteint de la tuberculose. Il a alors 23 ans, et le hasard le conduit vers un petit ouvrage dont la lecture allait conditionner le restant de ses jours : les Cours sur la force et l’efficacité de l’eau froide de Johann-Sigmund Jahn. Durant les mois suivants, il va s’évertuer à en exécuter les préceptes. Se dérobant à tous les regards, de peur de passer pour fou, il s’immerge dans les eaux glacées du Danube, au plus fort de l’hiver, après en avoir brisé la glace. Aussi incroyable que cela puisse paraître, en quelques mois, il reprend des forces, et peut envisager de se rendre au grand séminaire de Munich. Il y finit sa guérison, et expérimente sa méthode sur un autre séminariste, qu’il soigne de nuit. Là encore, sa méthode se révèle d’une étonnante efficacité. Le bruit dès lors court qu’il a guéri son condisciple — lui, et d’autres… Durant un temps, Kneipp, finalement ordonné prêtre en 1852 (l’année même de la naissance de l’abbé Saunière), va tenter de ne plus avoir à faire avec la médecine des corps, pour ne s’occuper que de celle des âmes. Mais il ne peut mener à bien sa décision. Les souffrances physiques des hommes l’accablent, et il leur prodigue ses soins.



Sa renommée grandissant, surviennent les premières hostilités. Des médecins le dénoncent pour pratique illégale de la médecine et il est convoqué devant un tribunal. Une fois. Puis deux fois. A cette seconde occasion, la femme d’un des hauts fonctionnaires du lieu, guérie par le prêtre, prend fait et cause pour lui. Il est acquitté pour la seconde fois.

Son succès croît. Il publie plusieurs ouvrages. Après avoir exposé sa méthode thérapeutique dans Ma Cure d’eau publié en Allemagne en 1886, il écrit, en 1888, Comment il faut vivre. Il s’agit cette fois-ci, non de guérir la maladie, mais de la prévenir, en adoptant un comportement de vie, notamment alimentaire, bien particulier. Le succès de ces deux publications est conséquent. Pour preuve, le prêtre livre bientôt au public demandeur un troisième opus résumant sa pensée : Mon testament, conseils aux malades et aux gens bien portant.

On afflue à présent de toute l’Europe pour le rencontrer. En l’espace de trois ans, ce ne sont pas moins de 40.000 malades qui ont visité le prêtre en son presbytère de Wœrishofen. Ce paisible petit village devient le théâtre de scènes étonnantes. On y voit le matin, de bonne heure, un nombre insolite d’étrangers marcher nu-pieds dans l’herbe couverte de rosée. Les plus grands noms d’Europe viennent au chevet du prêtre. Les complexes destinés à accueillir les malades se multiplient… On fonde des sociétés appliquant la méthode Kneipp… qui, parmi ses patients compte le Pape Léon XIII… On va jusqu’à vendre un certain nombre de produits estampillés « conforme au système Kneipp », comme des linges de corps ou des produits alimentaires…

Lorsqu’il s’éteindra le 17 juin 1897 le prêtre avait donc immiscé un mouvement de grande ampleur et une pensée qui devait lui survivre, notamment à travers l’abbé Saunière.

En effet, c’est par le titre d’un de ses ouvrages — Comment il faut vivre — mentionné dans une lettre adressée à l’abbé Saunière par une correspondante féminine qui gardera sans doute à jamais tout son mystère (son nom est illisible sur la lettre en question, qui n’est pas datée avec précision…), que j’ai pu établir que l’abbé Saunière était un disciple de la méthode Kneipp.

C’est là, comme vous l’avez souligné, un aspect de la vie du «curé aux milliards» resté totalement inconnu jusqu’à la parution de mon livre. Les époux Corbu-Captier, propriétaires de la lettre, ne l’avaient jusqu’alors montrée à personne, à cause de son caractère il est vrai singulier, et n’en avaient pas, non plus, analysé le contenu. Or, celui-ci vient donner une touche tout à fait étonnante au portrait de l’abbé Saunière que je me suis efforcé de reconstituer fidèlement tout au long de mon travail…

Arcadia – Autre silhouette, bien peu claire restée véritablement dans l’ombre de l’abbé Saunière, c’est son frère Alfred Saunière ! Il était connu de quelques chercheurs qu’il entretenait une situation fort ambiguë avec une certaine Emilie Salière dont il eut un fils !  Vous nous présentez des lettres inédites ! L’abbé Saunière et Marie Dénarnaud était bien sûr au courant de ce fait. Or tous les papiers d’Alfred, qui finalement joua, sans doute, un rôle bien plus grand que l’on pourrait le supposer dans cette histoire, ont disparu. Qu’en est-il au juste de cette relation ? Et selon vous quel rôle joua vraiment Alfred Saunière dans cette « Affaire » ?

Christian Doumergue – Effectivement, pour la première fois le lecteur pourra voir quelques passages des lettres envoyées par Emilie Salière à l’abbé Saunière et à Marie, après la mort d’Alfred en septembre 1905. 

Je tenais à ce que ces quelques passages passent à la postérité, de même que la figure d’Emilie, dont l’écriture est d’une souffrance et d’une religiosité touchante.

Bien sûr, outre cet aspect sentimental, c’est tout un pan du passé qui resurgit et l’on voit à travers ces lignes se dessiner la relation d’Emilie à Alfred telle qu’elle a été de manière posthume : amoureuse et douloureuse. Marquée par la mort du prêtre alors qu’elle attendait de lui un fils (qui naîtra au mois d’avril 1906), la jeune femme eut à vivre avec le rejet des siens, la condamnation de beaucoup, et une série de circonstances particulièrement dramatiques, comme la folie croissante de sa mère… Autant de moments qu’elle confia à sa plume, en direction de Bérenger et Marie, dont le secours fut plus d’une fois tangible, surtout pour Marie à qui la jeune femme semblait unie par une authentique confiance…

Mais si elles nous renseignent donc assez bien sur Emilie, ces lettres conservent par contre à Alfred son manteau de mystère. Le mort est pleuré, mais a aucun moment le passé n’est évoqué. C’est pour cela que j’ai parlé de relation posthume. Rien, en effet, sur la façon dont se rencontrèrent les amants maudits. Rien, non plus, à propos de la relation entre Emilie et le prêtre de son vivant… Or cette relation, pose questions, ne serait-ce que parce qu’Emilie était de beaucoup plus jeune qu’Alfred. Elle était née en 1883 ou 1884 : né en 1855, Alfred avait donc presque trente ans de plus qu’elle !

Mais les lettres apportent sur Alfred une information essentielle, que viennent confirmer les carnets de correspondance retrouvés par Laurent Bucholtzer aux Archives Départementales de l’Aude. Emilie, qui plus d’une fois rendit visite à Bérenger et Marie à Rennes, avait restitué les papiers d’Alfred à son frère au mois de mars 1907.

Or aucun de ces papiers ne nous est parvenu… et tous semblent avoir disparus ! Ce qui ne peut que paraître troublant… 
L’histoire du village postérieure à l’abbé Saunière peut, très bien, expliquer cette disparition. Rennes fut alors le théâtre de destructions totalement arbitraires dues aux villageois. Par exemple lorsque ceux-ci voulurent nettoyer le presbytère, et ce faisant le vidèrent de ses « vieux papiers » qu’ils jetèrent au feu ! On sait, d’après des témoignages très précis, qu’il y avait des correspondances apparemment gênantes dans ces monceaux de passé jetés aux flammes…

Les papiers d’Alfred ont pu disparaître en de telles circonstances. A supposer qu’ils aient tous été entreposés au même endroit, ils auraient été voués au néant par un malheureux hasard… Toutefois, le fait que l’Evêché de Carcassonne, lui-même, ne possède « officiellement » aucun dossier sur Alfred — ce qui peut paraître très étonnant lorsque l’on considère l’importance d’Alfred dans l’« Affaire » — encourage plutôt à penser que l’on a délibérément mise à l’abri ces archives dans le souci d’occulter les véritables dessous de l’« Affaire Saunière »…

C’est qu’Alfred était un personnage trouble. L’abbé Saunière durant son procès avec sa hiérarchie, n’a cessé d’évoquer les fautes de son frère. Fautes selon lui responsables de l’action menée contre lui, mais sur la nature desquelles il ne donne aucune précision ! A quoi faut-il penser ? A son fils ? A sa fin tragique, sous l’emprise chaque jour un peu plus funeste de l’alcool, selon le témoignage de certains habitants de Montazel ? En réalité, son excommunication est arrivée avant tout cela… puisqu’elle serait advenue en 1904.

Ce qui est certain, c’est qu’Alfred a joué dans l’Affaire de Rennes un rôle considérable. Il a fait partie de ces prêtres (au rang desquels il faut sans doute compter l’abbé Boudet et l’abbé Lasserre...) qui ont impulsé le phénomène en apportant à l’abbé Saunière une série de donations importantes, sans lesquelles le prêtre ne se serait jamais lancé dans la série de constructions qu’on lui connaît !

Mais preuve du malaise ressenti par Bérenger à l’égard de l’implication de son frère, il a d’abord essayé de minimiser le rôle de ce dernier. Ainsi le voit-on dans un premier temps, n’attribuer à Alfred que la somme de 600 francs-or. Mais, acculé à se justifier par l’évêché, que la confusion des comptes premièrement fournis par l’abbé Saunière ne pouvait longtemps laisser dupe, il reconnaît que ce ne sont ni plus ni moins que 55.000 francs-or (soit plus de 176.000 €… plus d’un million de francs !) que son frère lui a apporté !

Sans doute, Bérenger ne voulait-il pas qu’on associe à ses réalisations le nom, incontestablement très marqué, de son frère. Mais il témoignait aussi, peut-être, d’un malaise plus personnel. Il semble en effet qu’il eut très tôt, en dépit des sommes considérables apportées, quelques regrets vis-à-vis de la participation de son frère à son Œuvre et qu’il voulu s’en défaire… Le 10 décembre 1897 on le voit consigner dans son carnet de correspondance l’envoi d’une lettre à son frère, dans laquelle il lui stipule qu’il ne veut plus avoir de relations commerciales avec lui !

Maintenant, une question se pose : pourquoi Alfred a-t-il fait bénéficier son frère de telles sommes ? C’est dans la réponse à cette question que réside ce que je pense être la clef de l’Enigme. Clef qui nous permet de comprendre pourquoi plusieurs prêtres de la région — dont Alfred fut certainement l’un des plus actifs — firent en sorte que des capitaux arrivent en masse à Rennes-le-Château…

Arcadia – Quelques chercheurs ou passionnés de l’Affaire de Rennes, lors de la sortie de votre livre aux éditions Arqa, n’ont eu de cesse de s’interroger sur la couverture du tome I. Pouvez-vous vous expliquer là-dessus ? C’est en effet Alfred Saunière, et non Bérenger, qui se voit arroger l’honneur d’illustrer celle-ci !

Christian Doumergue – Ce choix, intentionnel, a été mûrement réfléchi. Mon livre s’appelle « L'Affaire de Rennes" » et non « Vie de Bérenger Saunière »... Or, la photo d’Alfred est bien plus représentative de « l’Affaire » que celle de son frère… C’est elle que l’on trouve sur tous les premiers articles de presse… et toutes les premières publications sur le sujet ! Si bien qu’elle est encore aujourd’hui l’icône emblématique de « l’Affaire », à côté de la Tour Magdala, laquelle figure en couverture du tome II ! L’image de couverture du tome I ne peut donc se comprendre sans le titre, qui n’est pas une référence exclusive à Bérenger dont la biographie n’occupe qu’une partie de mon propos, y compris dans le tome I qui s’intéresse très largement à la construction du mythe de Rennes par Pierre Plantard. Ce choix me paraît donc illustrer au mieux le contenu de mon ouvrage. On retrouvera facilement tous ces éléments dans mon livre…

Arcadia Autre figure peu connue du grand public, il s’agit du Docteur Fugairon. Il a une part très importante dans le puzzle que vous avez mis en place, concernant « L’Affaire de Rennes ».  Pouvez-vous nous expliquer qu’elle est-elle ?

Christian Doumergue – Effectivement, le docteur Fugairon me paraît être d’une importance cruciale pour bien comprendre l’«Affaire de Rennes». Mais avant de préciser ce rôle, permettez-moi de situer quelque peu la figure, oubliée, de celui qui le joue.

Louis Sophrone Fugairon est né le 21 décembre 1846 à Ténès en Algérie. Très vite rentré en France en compagnie de ses parents, c’est toutefois à Savignac, dans la Haute-Ariège — d’où sa mère est originaire — qu’il grandit. En 1870, après de brillantes études, le voilà promu docteur ès-sciences à la Faculté de Toulouse. Il devient professeur de physique-chimie au collège de Foix et occupe ce poste quelques temps avant de finir par démissionner. On le retrouve alors à Paris occupé à suivre des études de médecine, qui devaient quelques années plus tard — après d’autres ambitions déçues par des revers de fortune — lui permettre de s’installer à Ax-les-Thermes en tant que médecin hydrologue…

Pour être de formation scientifique, Fugairon n’en est pas moins, et je voudrais presque dire d’autant plus, intéressée par la question de l’occulte. Il est en cela très représentatif de la façon dont de nombreux courants spiritualistes de l’époque pensent que la science peut apporter aux phénomène catalogués de surnaturels des réponses éclairantes. Et que la progression spirituelle de l’homme doit passer par cette compréhension de l’« étrange », qui, non élucidé, est le support de toutes les superstitions. En 1894, il publie ainsi chez Chamuel Essai sur les phénomènes électriques des êtres vivants, comprenant l’explication scientifique des phénomènes dits spirites, dont le titre est très révélateur de sa pensée. On retrouvera cette approche en 1907 dans La Survivance de l’âme, ou la Mort et la renaissance chez les êtres vivants, études de physiologie et d’embryologie philosophiques paru à Librairie du magnétisme. Et encore dans un ouvrage co-écrit avec Johannes Bricaud : Exposition de la religion chrétienne, moderne, scientifique et philosophique, paru chez Chacornac en 1909, pour la seconde édition.

Pas étonnant dès lors de le retrouver dans les rangs de l’Eglise Gnostique — dont la plupart des membres aspirent à cette parfaite harmonisation et éclairage mutuel entre science et spiritualité. Déodat Roché, dans une lettre à Prosper Estieu, désigne précisément l’Eglise Gnostique comme une « religion scientifique »…

Fugairon a en son sein une place importante. Sous le nom de Sophronius, il occupe le rang d’Evêque gnostique de Béziers, titre éminemment chargé puisque associé à l’une des villes martyres de la Croisade contre les Albigeois. Il est aussi évêque coadjuteur de l’Eglise Gnostique et à ce titre chargé de la Doctrine de l’Eglise Gnostique et de la rédaction de ses Dogmes et de son Catéchisme… Son activité littéraire au sein du groupe est très marquée. Avec Déodat Roché, qui vient le rencontrer à Ax en Août 1899, il crée une revue mensuelle destinée à promouvoir les idées de l’Eglise Gnostique : Le Réveil des Albigeois, qui en 1901, devient : La Gnose moderne.

Or, Fugairon manifeste un intérêt marqué pour la «vie cachée» de Jésus. Lecteur de Notovitch, il convertit Déodat Roché à l’idée que Jésus avait passé les trente années séparant sa fuite en Egypte de son retour en Terre Sainte — ces trente années sur lesquelles les Evangiles gardent un troublant silence — au Tibet, pour y être initié au bouddhisme. Mais, surtout, il s’interroge sur le devenir de Jésus après la Crucifixion. Et c’est là que Fugairon est amené à jouer un rôle fondamental dans « L’Affaire de Rennes ». En juin 1897, il publie en effet dans L’Initiation, un article tout à fait étonnant où il défend l’idée que Marie-Madeleine, lorsqu’elle se rendit en Provence, avait ramené avec elle le corps du Christ — et que c’est donc dans le Sud de la France que repose encore, au moment où il écrit, le corps du Crucifié !

Il est impossible que, forts de ces certitudes, les membres de l’Eglise Gnostique — au sein de laquelle Fugairon occupait une place, on l’a vu, essentielle — n’aient pas cherché à retrouver la tombe du Sauveur…

Précisément, plusieurs correspondances et recoupements attestent que quelques-uns d’entre eux (Déodat Roché, Jules Doinel, et le docteur Fugairon…) se sont livrés à de véritables recherches dans la région de Rennes… Dans une lettre au Dr. Fugairon du 20 août 1899, Déodat Roché signale à son correspondant que Fabre des Essart, évêque de l’Eglise Gnostique depuis que Jules Doinel s’en est en « apparence » éloigné, l’a prié de lui communiquer toute découverte… Rien n’est dit dans cette missive quant à l’objet exact des recherches conduites. Mais une autre lettre, adressée par Roché à Fabre des Essart le 7 mai 1899, à la même époque donc, laisse toutefois deviner quelle était à ce moment la nature des investigations de Roché. « Quant au corps de J.-C. pourquoi n’aurait-il pas été “subtilisé” comme celui de nombreux adeptes ? Le catholicisme use un peu trop de sa magie pour convertir ou tenir sous son joug les fidèles… », écrit le « cathare d’Arque ».

Or, ces recherches, il semble difficile de les dissocier de la façon dont, à partir des années 1960, l’Affaire de Rennes fut portée à la connaissance du public. Comme je le démontre dans mon livre, une lecture attentive des différentes publications orchestrées par Pierre Plantard (des apocryphes déposés à la Bibliothèque Nationale de France aux ouvrages de Gérard de Sède), nous conduit à cette étonnante idée que la tombe de Jésus (où repose également Marie-Madeleine) se trouve à Rennes-les-Bains ! Le « Serpent Rouge » par exemple, parle très clairement de la tombe de la sainte, visible depuis Blanchefort, et précise l’existence d’autres sépultures à côté de la sienne…

Expliquer le lien entre Plantard, la résurrection de l’«Affaire de Rennes», et les membres de l’Eglise Gnostique qui prospectèrent dans la région de Rennes à l’aube du XXe siècle reste difficile, mais ce lien existe… Plusieurs faits vont dans ce sens. Ainsi, lorsque dans les années 1950, Noël Corbu enfanta du mythe du « curé aux milliards », il plaça à l’origine de la fortune du curé de Rennes-le-Château le trésor de Blanche de Castille… Or, Jules Doinel, le fondateur de l’Eglise Gnostique, auteur d’une incroyable mise en scène — celle de sa conversion au catholicisme — qui devait lui permettre d’approcher Mgr Billard, et de mener, lui aussi des recherches dans la région, s’était entre autre fait remarquer pour sa publication d’une vie de… Blanche de Castille ! Cela laisse penser que Noël Corbu, d’une manière ou d’une autre, avait hérité d’archives émanant de l’Eglise Gnostique, qui, par la suite, se retrouvèrent dans les mains de Pierre Plantard… A moins que celui-ci ne soit arrivé à Rennes déjà bien informé…

( à suivre…)

Troisième partie : Du Lazare Veni Foras au Serpent Rouge

Arcadia © La lettre de THOT No 40, avril 2006 (2) DR.
Interview de Christian Doumergue pour la LdT.

« L'Affaire Rennes-le-Château » est paru aux éditions Arqa.

En rubrique > Boutique sur le site de Thot – http://thot-arqa.com

Sommaire


Robert Amadou

(Bois-Colombes, 16 février 1924 – Paris, 14 mars 2006)


« Mon ami, mon frère, mon vieux maître s'est endormi mardi 14 mars dans la Paix du Seigneur qu'il avait tant cherché et tant aimé toute sa vie terrestre durant, qui commença voilà 82 ans. " L'homme peut soutenir l'homme; mais il n'y a que Dieu qui le délivre " dit le Philosophe inconnu que Robert Amadou, son vieil ami, vient de rejoindre dans la lumière sans déclin. Le voici donc délivré et nous voici donc orphelins ».

Voici ce que confiait à quelques amis, Serge Caillet à l’annonce de la disparition de Robert Amadou, que nous savions bien malade depuis maintenant deux années (1). Son décès n’en doutons pas laissera un grand vide, qui prendra toute sa véritable nature au fil du temps passant. Les querelles absconses de chapelles pour ne pas dire de clochers s’atténuant… restera l’œuvre émérite d’un homme hors du commun, exégète admirable du Philosophe Inconnu – entre autres.



La cérémonie des défunts a eu lieu ce mercredi vingt-deux mars à dix heures trente, à Montfermeil dans la proche banlieue parisienne, en l’Eglise syriaque orthodoxe d’Antioche, Sainte Marie mère de Dieu (2). Autour de Catherine Amadou, son épouse, entourée de quelques proches se retrouvaient en rangs serrés, sur les bancs de l’Eglise, Serge Caillet bien sûr, Jean-Marc Vivenza, le père Laurent Morlet, Pierre Mollier et beaucoup d’autres frères et amis… L’office célébré en syriaque par le père Yakup Aydin, assisté du père Abi Acar prêtre maronite, directeur des éditions Cariscript et du père Jean-françois Var de l’Eglise catholique orthodoxe de France, dignitaire du Grand Prieuré des Gaules, fut d’une exceptionnelle solennité. Elle atteignit son apogée lors d’un discours en hommage à Robert Amadou prononcé sanglots dans la voix par le père Abi Acar, très affecté et qui sut avec une amitié spirituelle toute particulière, mais sans pathos, faire passer une célébration emplie de sensibles émotions. Une fois accomplie la liturgie, la bénédiction du cercueil, ce dernier présenté au sein du chœur de l’église aux quatre points cardinaux, puis l’onction de celui-ci, la dépouille mortuaire de Robert Amadou prit le chemin du cimetière du Père Lachaise à Paris, où l’attendait en tout début d’après-midi une importante assemblée d’amis venus de toute part, honorer une dernière fois Robert Amadou (3).

A quatorze heures trente, sous une pluie ténue battant les pavés du célèbre cimetière parisien qui vit tant de célébrités, mortes et vivantes… déambuler, s’ébranla le cortège au sein duquel on pouvait reconnaître de nombreuses personnalités : Emilio Lorenzo, Michel Léger, Roger Bénévant, François Trojani, quelques frères de la Grande Loge Suisse Alpina, (loge In Labore Virtus de Zurich), avec laquelle Robert Amadou avait de parfaites affinités, et bien d’autres encore, présents pour accompagner le défunt.

Arrivé au caveau familial, après avoir traversé une petite partie de l’immense cimetière maintenant trempé d’eaux célestielles, le convoi funèbre s’immobilisa. L’encens de Jérusalem du diacre s’effaça progressivement dans les futaies environnantes et les chants syriaques mélodieux du Père Aydin s’estompèrent définitivement dans les frondaisons feuillues des arbres centenaires du Père Lachaise.

Un silence bleuté happa l’espace d’un instant un fragment de l’æther ambiant.

L’assemblée très émue, se recueillait un dernier moment avant l’inhumation lorsque l’ancien Grand Maître d’Alpina après un ultime discours entrecroisa trois roses ; rouge, rose et blanche, en symboles de force, sagesse et beauté, sur le couvercle du paletot de bois.

Ainsi s’en vint Robert Amadou.

Avec cet évènement, c’est incontestablement une page très importante, selon nous, de l’Histoire de l’Hermétisme du XXe siècle qui se tourne définitivement, pour laisser place à un autre temps.

Serge Caillet, que Robert Amadou considérait comme son fils spirituel rendra dans un temps prochain un hommage autre à celui qui est maintenant passé à l’Orient éternel, mais qui restera dans bien des consciences, sinon des cœurs, comme l’être qui apporta au Martinisme du XXe siècle une respiration nouvelle, tout empreinte de l’Illuminisme du siècle des Lumières.

Thierry Emmanuel Garnier – La LdT No 40, avril 2006 - © & DR.

(1) Comme nous le savions, Robert Amadou souffrait ces derniers temps d’une insuffisance respiratoire. Entré dans le coma, il fut aussitôt emmené la semaine précédente, à l’hôpital Cochin, lieu où il s’éteignit le 14 mars 2006.

(2) Seule église en France dévolue exclusivement aux fidèles de ce rite, elle fut entièrement construite en 2004 par toute la communauté syriaque de la banlieue parisienne. Les offices de l’Eglise syriaque orthodoxe d’Antioche peuvent être célébrés en France dans d’autres églises, orthodoxes, arméniennes etc.
Voir : http://cso-france.site.voila.fr/index.html

(3) Le Père Lachaise est le plus ancien cimetière de Paris intra-muros. Le nombre de célébrités qui y reposent est impressionnant. Bien sûr, hormis les grands hommes de lettres, des arts et des sciences, que l’on connaît bien et qui figurent sur les tombes, on s’arrêtera volontiers sur quelques autres de grands initiés tels Papus, Nerval, Kardec, Nodier, … entre autres.
Voir aussi : http://www.pere-lachaise.com/

Par ailleurs, sans présager d’une sortie du livre de Robert Amadou que nous annoncions voila maintenant 3 années, ce travail quasi achevé n’est toutefois pas remis en question et nous envisageons toujours sa possible publication prochaine aux éditions Arqa.

Nous voulons également remercier ici, Claude Calmels Beaulieux, Xavier Basher, Brice Mébo, Jean-Marc Vivenza, pour l’accueil amical qui me fut accordé lors de mon déplacement à Paris, pour cette cérémonie d’adieu.

En illustration : L’Eglise Syriaque Sainte Marie mère de Dieu © Photo Arcadia DR - Robert Amadou © Photo Rémi Guerrin – Infographie TEG // Arcadia DR - Cérémonie au Père Lachaise & Roger Bénévant © Photo Arcadia DR.

Nota Bene : Cet Article comme les photographies l’illustrant ont un © Arcadia. Ils sont libres de droit et peuvent être cédés sans contrepartie, sous réserve de l’indication de leurs sources (© Arcadia -DR) ainsi que de l’URL du site internet de THOT. (La Lettre de THOT No 40).

Sommaire