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Numéro 38 - Février 2006
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Ami, vous qui êtes de passage… Vous êtes convié à venir visiter régulièrement notre site. Vous y trouverez tous les mois de nouveaux articles sur le thème de « la Tradition », des articles inédits, des poèmes, des études historiques, des manuscrits et des symboles graphiques… |
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| Sommaire
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Quelle est donc sa vérité, son origine ? (…) Dans la galaxie naine du Grand Nuage de Magellan, satellite de notre Voie lactée, N44 est une splendide nébuleuse dans laquelle une vaste trouée ovale de 250 années-lumière par 325 enserre un amas de jeunes étoiles massive. A quoi est due cette étonnante configuration, photographiée ici par le télescope de 8 mètres de diamètre Gemini Sud, installé au Chili ? Les astronomes s'interrogent car l'explication usuelle n'est pas de mise ! Compte tenu de l'âge de la nébuleuse (10 millions d'années), de la dimension de l'ovale et de sa vitesse d'expansion, les forts vents stellaires des étoiles centrales n'ont pas pu, seules, sculpter l'imposante trouée. Certaines étoiles auraient-elles déjà explosé en supernova et accéléré l'expansion de la bulle de vide ? Peut-être. A moins, plus simplement, que les astronomes ne soient victimes d'un bête effet de perspective... David
Fossé © Pour
Ciel & Espace Crédits image : Gemini Observatory ©/AURA/Travis Rector, University of Alaska Anchorage |
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| Interview de Patrick Berlier (2)
ARCADIA – la LdT.
Arcadia : Il y a véritablement dans votre second tome sur la Société Angélique deux chapitres très singuliers. Le premier concerne l’origine vivaroise (et non vivaraise) d’Hugues de Pagan, le fondateur de l’Ordre du Temple. Pouvez-vous nous en dire plus ? Patrick Berlier : Puisque vous soulignez, à juste raison, que l’on doit dire « vivaroise » et non « vivaraise », permettez-moi de préciser, pour commencer, ce point disons « orthographique ». La région formée à peu de choses près par l’actuel département de l’Ardèche se nomme également le Vivarais. Ce nom lui vient de celui de son ancienne capitale historique, Viviers, une ville pittoresque située au bord du Rhône, entre le Teil et Bourg-Saint-Andéol, dans la partie méridionale du département. Les habitants de Viviers se nommant les Vivarois, c’est aussi le nom que l’on donne aux habitants du Vivarais. La bibliothèque municipale de Carpentras conserve un document de 1130, dans lequel Hugues de Pagan (ou de Payns) est qualifié de vivariensi, c'est-à-dire « Vivarois », terme qu’il faut comprendre comme « originaire du Vivarais », et non « natif de Viviers », bien que certains auteurs l’aient interprété ainsi. En fait, la famille de Pagan qui constituait l’une des plus puissantes familles du Vivarais n’a jamais été possessionnée à Viviers. Originaire du Dauphiné, elle était implantée dans la partie septentrionale du Vivarais, que l’on nomme aussi « l’Ardèche au beurre », par opposition à la partie méridionale nommée « l’Ardèche à l’huile ». Ces sympathiques surnoms partagent la région en fonction de la limite de la culture de l’olivier, ce qui entraîne des habitudes culinaires différentes. Mais je m’écarte de mon sujet ! Ce document de Carpentras constitue le premier élément tangible en faveur d’une origine vivaroise d’Hugues de Pagan. Mais dans une recherche historique, on sait qu’il est délicat de se baser sur un seul document, car on peut toujours admettre la possibilité d’une erreur de la part de son auteur. Il est cependant corroboré par la troublante identité entre le fondateur de l’Ordre du Temple et un Hugues de Pagan, originaire de Mahun en Vivarais : même nom, même date de naissance (1070), même date de décès (1136). Des Jésuites auraient retrouvé son acte de naissance, indice à mettre au conditionnel car si l’information a largement circulé l’acte lui-même n’a jamais été publié. Beaucoup d’historiens locaux se sont faits les défenseurs de cette théorie, qui va à l’encontre de la thèse officielle voyant en Hugues de Payns un seigneur champenois. Parmi ces historiens il y a Jean-Antoine de La Tour-Varan, qui fut le bibliothécaire de la ville de Saint-Étienne, auteur d’un texte resté à l’état de manuscrit, que je publie intégralement dans le tome II de La Société Angélique. Je précise qui si j’aborde ce thème dans mon livre, c’est aussi parce que l’acte de Carpentras fut inévitablement consulté par le Chartreux énigmatique Dom Polycarpe de la Rivière, qui fit sans doute remonter l’information à la Société Angélique. Les arguments de J.-A. de La Tour-Varan vont au-delà de l’identité de noms et de dates, ils reposent surtout sur l’identité entre deux blasons : celui des Pagan de Mahun, seigneurs d’Argental dans le Pilat, et celui figurant sur l’ostensoir de l’église du Temple de Paris. Une coïncidence vraiment troublante en effet ! Dans mon livre, je fais un point complet sur cette épineuse question de l’origine d’Hugues de Pagan, exposant et analysant les arguments des uns et des autres. J’ai la profonde conviction que le fondateur de l’Ordre du Temple est bien issu d’une lignée vivaroise, mais faute de preuve réellement indiscutable cela restera une conviction. Arcadia : Un autre chapitre tout aussi surprenant nous renvoie aux chères lectures de notre enfance : Tintin, et son dessinateur Hergé qui, selon vous, aurait pu appartenir à la si mystérieuse société secrète qu’est la Société Angélique. Qu’en est-il ? Patrick Berlier : Les albums de Tintin sont destinés, selon la célèbre formule, aux jeunes de 7 à 77 ans ! Alors n’ayons pas de scrupule à les lire et à les apprécier. D’ailleurs Georges Rémi allias Hergé y fait preuve d’un humour très particulier, à plusieurs degrés. Il y a le comique de situations qui fait rire les enfants, et il y a l’humour de certains calembours accessibles seulement aux adultes. Ces jeux de mots souvent acerbes sont en dialecte bruxellois, le marollien. Hergé les triture par l’ajout de lettres superflues ou par un découpage du texte, mais ils restent intelligibles par un petit, très petit, nombre de lecteurs capables de comprendre ce langage. Deux universitaires belges, dont Daniel Justens avec qui j’ai échangé quelques courriers, ont expliqué cet aspect très particulier d’Hergé dans un petit livre révélateur (1). D’autres auteurs, qui m’ont précédé dans cette voie, ont démontré l’ésotérisme présent dans les œuvres d’Hergé. Pierre-Louis Augereau a exposé ses liens avec le tarot de Marseille (2), Bertrand Portevin a travaillé de son côté sur les rapports entre Tintin et la mythologie ou l’alchimie (3). Il travaille actuellement sur l’inspiration chrétienne de certaines cases, qui ressemblent singulièrement à des images pieuses. Lorsque j’ai retrouvé à Lyon, sur la colline de Fourvière, la maison de Nicolas de Langes où se réunissait la Société Angélique, j’ai été frappé par ce chapiteau décoré de têtes humaines aux longues moustaches. L’un de mes albums préférés de Tintin est L’affaire Tournesol. C’est à mon goût l’un des plus réussis, à la fois par la maîtrise du dessin, le scénario, l’humour… L’ayant lu des dizaines de fois quand j’étais jeune, tous ses détails m’étaient parfaitement restés en mémoire. Dans cet album, Tintin se rend en Bordurie, un pays imaginaire d’Europe de l’Est, entièrement placé sous le symbole imposé par son dictateur Plekszy-Gladz : une paire de moustaches. On a considéré à l’époque (1956) que cela représentait d’une manière détournée les moustaches de Staline, mais moi je me suis demandé si Hergé n’avait pas plutôt trouvé son inspiration devant la maison de l’Angélique. Et puis en descendant de Fourvière par son versant nord, je suis allé me promener au bord de la Saône. Plus on s’éloigne du centre ville et plus les rives deviennent agréables, bordées d’arbres et de talus herbeux. Soudain j’ai cru me retrouver dans L’affaire Tournesol, lorsque Tintin longe la rive du lac Léman : le même environnement d’arbres et de talus au bord de l’eau. Tintin se rend alors à Nyon… Un nom qui ressemble quand même curieusement à Lyon. Il y a alors dans l’album une indication étonnante : « passez sous le tunnel et tournez à droite, c’est là ». Or il n’y a pas de tunnel à Nyon, seulement le pont du chemin de fer ; il y a par contre des tunnels à Lyon, dont un (celui d’un funiculaire) qui jadis débouchait juste à côté de l’Angélique : en tournant à droite en sortant du tunnel on y tombait dessus immanquablement. En décortiquant avec un regard neuf l’œuvre d’Hergé, et plus particulièrement L’affaire Tournesol, j’ai trouvé de nombreux autres liens avec la Langue des Oiseaux, les anges, et la Société Angélique. Une idée saugrenue alors a fait son chemin petit à petit dans mon esprit : et si vraiment Hergé s’était inspiré de l’environnement proche de l’Angélique en le transposant ailleurs ? Et si Georges Rémi, rejeton illégitime de la famille royale belge, et donc descendant des Stuart, avait été membre de la Société Angélique ? Ou tout au moins son admirateur… Pour moi la société n’a sans doute pas survécu à la première guerre mondiale, le monde ayant radicalement changé après ce douloureux épisode. Mais Hergé n’aurait-il pas voulu, en les cryptant subtilement, transmettre quelques informations sur la Société Angélique ? Il est évidemment toujours délicat de prêter à un personnage, qui n’est plus là pour se justifier, des amitiés pour telle ou telle société secrète ou discrète. Je préparais ce chapitre, qui peut paraître surprenant et que j’hésitais malgré tout à insérer dans mon tome II, lorsque j’ai découvert le second livre de Bertrand Portevin. Je m’aperçus avec une certaine satisfaction que l’auteur arrivait à la même conclusion, voyant en Hergé « un grand initié de la Société Angélique ». Alors je n’ai plus hésité ! Arcadia : Y aura-t-il un tome III de La Société Angélique ? Patrick Berlier : Non ! …je crois qu’en deux tomes et près de 600 pages j’ai fait le tour de la question ! Cependant mes recherches m’ont amené à m’intéresser à l’histoire de Lyon. J’ai découvert que la Renaissance avait été pour cette ville le synonyme d’une vie intellectuelle intense. Les plus grands penseurs du temps sont passés par là, et Lyon n’ayant alors pas d’université cette élite se cristallisait autour des ateliers d’imprimeurs, dont celui du fameux Sébastien Gryphe, « le prince des libraires lyonnais ». Bien d’autres restent à écrire, et la quête est sans fin ! La Lettre de Thot // Interview de Patrick Berlier // © février 2006 En illustration : Notes Le deuxième tome de « La Société Angélique » est paru aux éditions Arqa. En rubrique > Boutique sur le site de Thot – http://thot-arqa.com |
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| Matériaux cryptographiques
Fulcanelli – Le Mystère des Cathédrales Claude-Sosthène Grasset d’Orcet dans ses recherches sur la société Angélique n’avait pas été aussi loin que Patrick Berlier et avait identifié Sébastien Gryphe comme fondateur de cette même société. Il nous a semblé utile cependant de revenir à cette source et de proposer à la suite de cette interview un extrait des « Matériaux Cryptographiques » de Grasset d’Orcet consacré aux « Ménestrels de Morvan et de Murcie ». Ouvrage en 2 tomes, publié en 1983, grâce à l’aide consciencieuse et dévouée de : Nicole Allieu, Roland Béchade, Philippe Gruit & Albert Krief, sur des textes recueillis et assemblés par Bernard Allieu et A. Barthélémy. Une édition plus récente et complète nous est également proposée par les éditions e-Dite, on trouvera l’extrait de ce texte dans le volume II intitulé « Histoire secrète de l’Europe », avec une présentation Jean-Pierre Deloux ( Tome I, - L’Archéologie Mystérieuse ). Ouvrages à lire absolument, en complément des 2 ouvrages de Patrick Berlier ! Nous vous les conseillons. Par
ailleurs vous pouvez retrouver sur
ce site internet : Quant à l’aspect
biographique du personnage, il faut
consulter absolument le site : Arcadia
- février 2006.
Les ménestrels de Morvan et de Murcie Dans l'étude que j'ai consacrée à l'hiéroglyphie du Songe de Poliphile, j'ai dit que ce livre singulier n'était pas autre chose qu'un traité de glyptique et un manuel d'initiation à l'usage des ménestrels de Murcie, il me reste à exposer le rôle qu'ont joué dans l'histoire ces ménestrels et leurs rivaux du Morvan. Les ménestrels du Morvan existaient encore au commencement de ce siècle sous les noms de fendeurs ou bons cousins, et étaient identiques, quant à leur origine, aux carbonari italiens. Le but de cette association, mère de toutes les maçonneries modernes, était d'aider les voyageurs, qui, dans les forêts ou sur les routes, pouvaient courir des dangers. Quiconque était affilié aux fendeurs faisait alors signe ou prononçait certaines paroles, et s'il se trouvait à portée un bon cousin, il accourait immédiatement à son aide. Le cérémonial des fendeurs était véritablement gaulois, c'est-à-dire qu'il se composait d'une série de mystifications plus gaies les unes que les autres. Mais cette association n'en avait pas moins son côté sérieux : aussi tous les voyageurs, par état ou par goût, s'y faisaient affilier. Or les anciens ménestrels étaient de leur nature des vagabonds exposés à des dangers de toute sorte, et l'on conçoit l'utilité qu'ils retiraient de ces affiliations. Les ménestrels de Murcie ne différaient de ceux du Morvan que par le lieu de leur origine, les premiers venaient du Morvan, et les seconds se rattachaient aux Goths qui avaient dominé le nord de l'Espagne, le midi de la France et une partie de l'Italie. Les uns et les autres se servaient du même idiome, le latin vulgaire ou français ; les uns et les autres s'étaient répandus sous divers noms dans tous les pays occidentaux, notamment l'Allemagne et l'Angleterre. Mais les ménestrels de Murcie tenaient pour le pape et ceux de Morvan pour le pouvoir séculier. Les premiers se recrutaient de préférence parmi les artisans, et les seconds dans les hautes classes. Les uns et les autres existaient de temps immémorial, mais il est difficile de suivre leur piste avant la fin du XVe siècle. Au commencement du siècle suivant, les ménestrels de Morvan prirent parti pour le connétable de Bourbon, seigneur du Morvan, et comme eux-mêmes représentaient le parti aristocratique, ils restèrent fidèles à sa cause, ce qui rejeta François Ier dans le parti des ménestrels de Murcie. Tels furent les motifs infiniment plus politiques qu'artistiques qui l'engagèrent à faire publier à leur intention la traduction française du Songe de Poliphile. Ce livre n'avait eu que peu de succès en Italie, parce que les gravures en étaient médiocres et que le texte n'apprenait rien aux artistes italiens. On n'a qu'à examiner certains tableaux de Mantegna et les magnifiques fresques italiennes du Louvre, qui sont antérieures à la publication de Poliphile, pour se convaincre que Leonardo Crasso n'avait fait que résumer une légende qui courait les ateliers et recueillir des types d'architecture et d'ornement en usage depuis une vingtaine d'années. Mais il n'en était pas de même en France, l'art gothique s'y était tout naturellement transformé en ce merveilleux style dont le type est le château de Gaillon et n'existe pas en Italie ; nous le nommons le style François Ier, les Anglais le style Tudor. Il est beaucoup plus élégant et beaucoup plus logique que le style italien ou néoromain, mais le savant Serlio et Philibert Delorme, qui avait habité l'Italie, n'eurent pas de peine à persuader à François Ier que ce qui se faisait hors de chez lui valait mieux que ce qui se faisait chez lui, de sorte qu'il résolut de faire d'une pierre deux coups, substituer le style italien au style français et raviver le zèle de ses partisans, les ménestrels de Murcie. J’ai dit que les ménestrels du Morvan étaient originaires du Forez, ils s'y étaient perpétués depuis les druides, et cette désignation, ainsi que celle de Murcie, remonte également à l'époque druidique. Murcie ou Merci était le déesse de l'Ouest et de la mort ; Morgan ou Morvan, celle de l'Est et de la bonne fortune. Toutes les deux figuraient sur le temple gallo-romain de Montmorillon en Poitou, décrit par Montfaucon ; la première sous le forme d'une femme nue et décharnée tenant deux serpents qui lui mordaient les seins ; la seconde représentée par une dame richement vêtue avec des gants. Murcie était la même que Marica ou Marca, la déesse la plus populaire du monde antique. Les Gaulois la nommaient tantôt Marca, tantôt Rosmarta, et elle était le plus souvent représentée par un marteau. Bien que la plupart des églises chrétiennes soient consacrées au dieu de la résurrection et aient, en conséquence, leur façade à l'ouest, on en trouve un bon nombre orientées à l'opposite, à commencer par Saint-Jean de Latran et Saint-Pierre de Rome. Il faut croire que Marica, qui était la divinité la plus vénérée de la plèbe romaine, avait conservé son influence sur la Rome chrétienne, car les ménestrels de Murcie semblent avoir été de tout temps sous la protection papale. Parmi les églises françaises dont la façade est à l'est, on peut noter la collégiale de Saint-Martin à Marseille, qui doit indiquer l'emplacement du temple de ses anciennes divinités noires : Marcus et Marca. Or on sait que les madones des cryptes romanes sont également de couleur noire. La même anomalie d'orientation se remarque dans les deux églises de la vallée de Domrémy, dont l'une est consacrée à saint Michel, vainqueur du dragon, et ce dragon lui-même est l'une des anciennes formes de la déesse Marica qui est représentée dans tous les traités de maçonnerie ancienne et moderne par la bisse se mordant la queue, avec cette devise : Ecce fons et meta (voilà la source et le but) ; il est donc probable qu'il se trouvait dans le voisinage du pays de Jeanne d'Arc un centre important de ménestrels de Murcie, dont le rite a toujours été le plus populaire, et que leur aide ne contribua pas peu aux succès de l'héroïque Lorraine. (…) Grasset
d’Orcet,
Matériaux Cryptographiques
- Bernard
Allieu – 1983. |
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| 99 rooms
C’est le site du mois sur Arcadia ! Flamboyant, Grafik, Terrifiant, Magnifique et… …Véritable œuvre polymorphe mêlant toutes les techniques actuelles de l’art contemporain… de la photographie à l’infographie, de la peinture aux tags et aux graffiti, de l’installation in situ à la 3D… du jeu vidéo à l’animation internet… où le son présent induit une tension palpable… A vous de jouer et de bien jouer, car peut-être… comme dans tout labyrinthe… Le Minotaure guette ! Kim Köster, sous le pseudo de MIKone en collaboration avec ses amis Richard Schum, Stephan Schulz et Johannes Bünemann décident vers les années 1994 de créer un projet artistique ambiteux, créatif et novateur, loin des conventions traditionnelles de l’art urbain, archi-rabachées, des habituels petits dessins au pochoirs… ou des grafs de banlieue, convenus, le projet 99 Rooms sera lancé en 2004, le succès est au rendez-vous. Planétaire. Avec ses amis allemands, MIKone recrée entre onirisme et architecture un univers coloré, graphique à souhaits, à la fois séduisant et inquiétant dans une usine désaffectée de la banlieue de Berlin une série de « chambres » dans des bâtiments industriels abandonnés où chaque individu, … chaque internaute, … peut déambuler … 99 chambres … pour … retrouver la… A vous de jouer ! TEG – Arcadia, La LdT © février 2006. >
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