le mensuel des Lettres et des Symboles

Numéro 22 - Octobre 2004

N°21

N°23


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Vous y trouverez tous les mois de nouveaux articles sur le thème de « la Tradition », des articles inédits, des poèmes, des études historiques, des manuscrits et des symboles graphiques…  

 

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Éditorial

TV Poubelle & Marchands de cerveaux


«  Le métier de TF1 est de vendre à Coca-Cola du temps de cerveau humain disponible. »
Patrick Le Lay, PDG de TF1

C’est bien là l’aphorisme du mois, sinon de l’année…

Patrick le Lay, PDG de TF1, dans une déclaration fracassante lors d’une interview donnée de façon informelle, au MEDEF et reprise partout dans les médias, considère de la sorte le téléspectateur de TF1, à savoir ni plus ni moins qu’un « cerveau disponible ».

S’expliquant par la suite dans un entretien à Télérama, sur cette formule à l’emporte-pièce, le patron de la première chaîne privée de France a estimé que son propos « était un peu caricatural », (nous noterons le « un peu »).

Dans cet entretien au magazine TV et revenant sur cet aphorisme qui fera date, monsieur Patrick Le Lay, qui ne nie pas avoir tenu ce langage, ne faisait d’ailleurs que reprendre ce qu’il avait déjà déclaré auparavant dans un ouvrage intitulé Les dirigeants face au changement  ; « Il y a beaucoup de façons de parler de télévision. Mais dans une perspective « business », soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit ». Cette définition du métier de TF1 « à la base », comme dit son patron, nous permet donc de rentrer grâce à Patrick Le Lay de plain-pied dans la véritable TV-réalité, qui n’est pas celle de Koh-Lanta comme on pourrait le penser, mais bien celle de la logique commerciale permettant, à loisir, de brosser dans le sens du poil la cacochyme « ménagère de moins de 50 ans » et tout sa famille, quasi lobotomisée grâce au soutien sans faille et au flot ininterrompu des différents spots publicitaires des plus grands trusts internationaux partenaires des chaînes TV.

Patrick le Lay, qui se défend d’être un « marchand de cerveaux », n’en considère pas moins que la logique de TF1 est une « logique de puissance », puissance exercée, on l’aura compris, sur les synapses disponibles de nos concitoyens puisque, toujours selon le PDG de TF1, pour le citer entièrement :

« Nos émissions ont pour vocation de rendre disponible le cerveau du téléspectateur, c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible. »

Dont acte.

Et merci encore à Patrick le Lay pour son analyse, rarement PDG d’entreprise n’aura été aussi clair.

TEG - La LdT No 22, octobre 2004.
Voir aussi : http://www2.coca-cola.com/

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Cent Treize

Il y a ceux qui font quelque chose,

Il y a ceux qui ne font rien,

Il y a ceux qui croient faire quelque chose,

Il y en a trois qui font quelque chose ?

Il y en a dix qui font des conférences sur ce que font les trois,

Il y en a cent qui font des conférences sur ce que disent les dix.

Il arrive que l’un des cent dix viennent expliquer la manière de faire à l’un des trois. Alors l’un des trois, intérieurement s’exaspère et extérieurement sourit ; mais il se tait car il n’a pas l’habitude de la parole ; d’ailleurs, il a quelque chose à faire.

Texte anonyme - La LdT No 22, novembre 2004

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Toungouska :
collision d'un OVNI avec une comète ?


"I am fully confident and I can make an official statement that we were saved by some forces of a superior civilization," Yuri Lavbin said. "They exploded this enormous meteorite that headed towards us with enormous speed," he said. Now this great object that caused the meteorite to explode is found at last. We will continue our research. » He said.
Sur : http://www.ufoevidence.org/news/article129.htm

Des chercheurs russes ont relancé le débat sur le mystérieux cataclysme de la Toungouska survenu en 1908 en Sibérie, affirmant avoir retrouvé sur les lieux de la catastrophe des pierres supposées être des débris d'un vaisseau extra-terrestre qui aurait été percuté par une comète.

Le 30 juin 1908, un énorme flash a traversé le ciel au-dessus de la Sibérie, suivi d'une puissante explosion équivalente à celle d'un millier de bombes atomiques qui a ravagé la taïga sur des centaines de kilomètres dans le bassin de la rivière Podkamennaïa Toungouska (région de Krasnoïarsk).

Les habitants des villages sibériens ont ressenti comme un tremblement de terre: hommes et animaux s'écroulaient, bousculés par l'onde de choc, les fenêtres de leurs izbas se brisaient.

Comme on n'a pas trouvé de débris de météorite sur les lieux, les scientifiques ont conclu qu'il s'agissait de l'explosion d'un noyau de comète ou d'un astéroïde.

L'ingénieur Iouri Lavbine a consacré 12 ans de sa vie aux recherches des traces du "météorite de la Toungouska" et pense avoir jeté la lumière sur l'un des plus grands mystères du XXe siècle, malgré le scepticisme des milieux scientifiques.

M. Lavbine préside la fondation "Phénomène spatial de la Toungouska" à Krasnoïarsk, une quinzaine d'enthousiastes -- géologues, chimistes, physiciens, minéralogistes -- qui organisent régulièrement depuis 1994 des expéditions sur les lieux de la catastrophe.

Selon l'hypothèse de M. Lavbine, une comète et un engin volant mystérieux sont entrés en collision à une altitude de 10 kilomètres, provoquant le cataclysme.

M. Lavbine et son équipe affirment avoir trouvé pendant une expédition fin juillet sur les rives de la Podkamennaïa Toungouska, entre les villages de Baïkit et de Poligous, deux pierres noires étranges, en forme de cubes réguliers, de 1,5 mètre de côté.

Ces pierres "qui ne sont manifestement pas d'origine naturelle" ont l'air d'être sorties des flammes et "leur matière rappelle un alliage utilisé pour la construction des lanceurs spatiaux, alors qu'au début du XXe siècle il n'y avait que des avions en contreplaqué!", s'exclame M. Lavbine.

Le chercheur estime qu'il pourrait s'agir des restes d'un engin volant voire un vaisseau extra-terrestre. Il reconnaît pourtant que l'examen des pierres n'a pas encore commencé.



Une autre découverte faite par M. Lavbine: une énorme pierre blanche, "de la taille d'une izba", enfoncée dans le sommet d'un rocher, en plein milieu de la taïga dévastée.

" Les indigènes l'ont surnommé « la pierre-renne ». Elle est composé d'une matière cristallisée qui n'est pas typique pour cette région ", confie le chercheur, supposant qu'il s'agit d'un fragment du noyau de la comète de 1908.

L'importance de ces découvertes est mise en doute par la science officielle.

" Il y a beaucoup d'amateurs qui organisent des expéditions sur les lieux du cataclysme de la Toungouska. En Sibérie où travaillent régulièrement des géologues pétroliers, on peut trouver une masse de fragments d'engins quelconques ", affirme avec ironie Anna Skripnik, une responsable du Comité sur les météorites de l'Académie des sciences.

Mais M. Lavbine n'est pas découragé par les commentaires sceptiques. Parmi les "preuves" avancées par l'ingénieur, des photos de la région faites par satellite. Selon M. Lavbine, on y voit les "empreintes" de l'engin volant, marécages et lacs aux formes allongées et celles de la comète: forêt ravagée, arbres brûlés et rochers endommagés.

Et sur les lieux supposés de leur collision, on peut observer un cratère d'un diamètre de 500 mètres, relève-t-il.

Moscou - Source AFP © Août 2004

http://english.pravda.ru/science/19/94/378/13587_Tungus.html

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La Tombe de PAPUS au Père-Lachaise


Le 25 octobre 1956, il y a eu exactement 40 ans que PAPUS s'est désincarné.

Son enveloppe physique repose au cimetière du Père Lachaise, dans le caveau de famille où se trouvent également les corps du père de PAPUS - Louis ENCAUSSE – et de sa maman.

La tombe de PAPUS est - comme celle de Maître PHILIPPE à Lyon - toujours fleurie.

Pour ce 40e anniversaire, les membres de la R :. Loge « PAPUS » (G L de F) sont venus lui rendre un émouvant hommage au Père Lachaise.

(On a signalé, d'autre part, que des guérisons et des grâces avaient été obtenues sur cette tombe...)

À la demande de nombreux admirateurs de PAPUS, nous donnons ci-après quelques indications permettant de trouver facilement cette tombe dans l'immense cimetière du Père Lachaise.

Descendre au métro « Gambetta » et entrer par la porte « Gambetta » (avenue du Père Lachaise). Une fois la porte franchie tourner à gauche et suivre la grande allée. A l'intersection des 89e et 93e divisions tourner à droite et remonter l'allée centrale en comptant 32 tombes (à main gauche).

Passer entre la 32e tombe (famille Aubert) et la 33e (famille Beauvais), suivre la petite allée et l'on trouvera la tombe de PAPUS, à main droite, à la 38e tombe.

Philippe Encausse

L’Initiation, cahiers de documentation ésotérique traditionnelle, (revue fondée en 1888 par Papus – 1956, juillet à décembre, 30e année, page 170) Directeur Philippe Encausse - archives Arcadia. La LdT No 22 – novembre 2004.

En illustrations : Portrait de Papus par L. Journot, extrait de Papus, sa vie son œuvre de Philippe Encausse, page 411, Ocia ed.1949 et de ce même ouvrage, Bibliothèque Arcadia, dédicace en page de garde de Philippe Encausse à Robert Ambelain daté du 13 novembre 1952.

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L’Eglise Primitive
« Aux premiers temps du Christianisme  » (1)


Introduction

Une ère nouvelle s’ouvre à nous. L’homme de désir, ce chercheur de Vérité veut soulever le voile, accéder à ce lieu où science et conscience se rejoignent.

Il est celui qui aspire à retrouver le chemin de l’Unité, ressentir toute la dimension de son être véritable. Ce travail d’introspection va ainsi l’amener à revisiter le champ des possibles : philosophies, traditions dans la voie du discernement.

Car il ne veut plus accepter sans comprendre. Il a aujourd’hui besoin une spiritualité vivante et profondément ressentie, et souhaite mettre en pratique ces enseignements au quotidien.

Les religions de notre monde actuel n’échappent pas à cette évolution. Les cherchants d’aujourd’hui ont soif de renouer avec les enseignements originels et de trouver leur propre voie. Il ont besoin de construire leur « légende personnelle » comme le dit Paolo COELHO dans son roman : l’Alchimiste. Ils ne veulent plus accepter sans comprendre.

Le Dalaï lama, nous dit :

«    il ne s’agit pas de quitter votre tradition, mais au contraire de la comprendre   ».

La Théosophie moderne enseigne en effet que toutes les traditions se rejoignent sur l’essentiel et qu’elles dérivent toutes d’un même tronc commun. Il en est de même pour la principale religion du monde occidental qu’est le christianisme. Pour nous européens, le message chrétien est si présent dans nos comportements, que l’on peut parler à juste titre de véritable tradition, de culture judéo-chrétienne. Les Théosophes selon la doctrine d’H. P. Blavatsky ont coutume d’arborer leur devise  « Il n’y a pas de religion supérieure à la Vérité », alors comment aborder cet enseignement chrétien dans son aspect le plus profond, voire le plus caché, afin de retrouver ce chemin qui mène à la Sagesse Universelle, à cette Vérité Absolue.

Le présent travail a pour objet de rappeler les vérités profondes du christianisme, souvent oubliés de nos jours : enseignement trop longtemps présenté sous un aspect difficile et théologique. Notre tâche n’est elle pas aujourd’hui de ramener ce message à son contenu premier qui loin de le léser doit au contraire permettre de lui redonner cette simplicité du cœur à la lumière de l’esprit.

I. Les origines

Le berceau du christianisme se situe en Palestine. Son expansion débute en Syrie, et en Asie mineure ainsi qu’en Grèce et en Macédoine. Il n’existe pas concrètement de trace d’implantation chrétienne à Alexandrie (en Egypte) dès le Ier siècle. Mais ceci paraît improbable du fait qu’Alexandrie est à cette époque l’un des plus importants foyer culturel de l’humanité, sans doute occulté par l’église naissante à cause des influences gnostiques qui s’y seraient produites.

Par contre, l’influence de l’église de Jérusalem apparaît dans tous les documents, celle de Jacques, frère de Jésus, associé à Pierre (Céphas, Simon). C’est Jacques qui va discuter par la suite avec Paul les conditions d’intégration à l’église des gentils (non juifs). Ce judéo-christianisme du 1er siècle est surtout marqué par la tradition hébraïque et l’esprit essénien de Qumran.

Au sein du peuple juif l’espoir de l’attente d’un messie (qui serait à la fois prêtre et roi d’Israël et qui chasserait l’occupant romain) va, avec le développement du christianisme naissant, passer à celle de l’espérance en un salut personnel, lié à l’évolution spirituelle de chacun, « le royaume de Dieu est à l’intérieur de vous ».

C’est en ce sens que le christianisme rejoint les grands courants spirituels de l’humanité. Néanmoins dans le même temps, le poids des institutions de l’église nouvelle, va peu à peu entraver cet élan. L’implantation se développe donc au sein de l’empire romain dans un premier temps au travers des communautés juives préexistantes. Il convient de noter qu’à l’intérieur du vaste empire romain existent déjà des contacts étroits entre juifs hellénisants ou latins, aux travers des différentes classes sociales. Ces classes sont déjà ouvertes aux cultes venus d’orient tel que par exemple : le mithraïsme et c’est ce qui donnera cette coloration toute particulière du christianisme des premiers siècles plus ou moins proches de la tradition gnostique.

D’après les textes étudiés, dès la seconde moitié du 1er siècle, on note la présence de chrétiens dans l’entourage du pouvoir impérial. De hauts fonctionnaires sont directement issus de la culture juive. Paul sera le principal artisan de la rupture avec le judaïsme. Bien que juif, il est en cependant de culture grecque et ses écrits reflètent l’influence platonicienne. Il n’a pas connu personnellement Jésus mais l’intelligence de Paul a été de comprendre comme le souligne notamment Robert Ambelain, que le vrai pouvoir ne pouvait être que spirituel face au pouvoir impérial de Rome. Seule une religion universelle acceptant tous les hommes juifs et gentils doit permettre le développement du christianisme. Jusqu’au IIIe siècle, cette progression à lieu essentiellement dans les milieux intellectuels et hellénisants, en périphérie du pouvoir malgré les nombreuses persécutions. D’ailleurs les premiers pères de l’Eglise appartiennent à ces milieux précisément. Cette expansion se produit vers l’Orient (Asie mineure, Grèce, Macédoine, Syrie Mésopotamie) et vers l’Afrique (Egypte et Afrique du Nord).

Au départ les apôtres sont les tenants de l’Eglise de Jérusalem et Jacques le frère de Jésus est le chef de la communauté.

C’est bien lui qui paraît avoir le plus d’autorité. Il sera malheureusement exécuté lors de l’une des nombreuses révoltes juives, probablement celle de 62.

Jean Iozia © pour la LdT No 22 – article inédit (à suivre)

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